22/07/2010

Rebelle

Quelle bonne nouvelle : Bernard Rappaz peut continuer de purger sa peine au moins jusqu'à la nouvelle ordonnance du Tribunal Fédéral le 26 Août prochain chez lui, comme il le désirait.

La cheffe de la justice valaisanne a du plier devant la décision de l'Office Fédéral mais aussi du fait que les médecins de l'hôpital de l'Ile ont refusé d'alimenter Bernard Rappaz comme elle le désirait ou plutôt comme elle leur avait "ordonné".Pour moi c'est surtout cet argument qui me réjouit puisqu'ils ont eu la ferme intention de respecter la volonté (directives anticipées) de ce patient.

Quel chemin parcouru depuis le premier testament biologique émis par l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (EXIT).

Je me souviens très bien des critiques que nous avions  essuyées dans les années quatre vingt lors de la fondation d'EXIT quand je faisais partie du comité de cette association. C'est un progrés immense dans le respect de la volonté et le choix du patient même si cela doit entraîner la mort.

Cette attitude des médecins est tout à fait conforme aux directives de l'Académie Suisse des Sciences médicales (ASSM) qui est l'organe de référence de tout médecin et,comme je le disais dans mon précédent blog, cela fait partie, pour moi, du serment d'Hippocrate.

Un autre aspect de cette histoire me fascine c'est la victoire du rebelle sur l'autorité et la "Rebelle malgré moi" que je suis ne peut que crier victoire devant l'obstination de Bernard Rappaz à le rester jusqu'au bout quitte à en mourir. Sa rébellion a abouti!

Ce n'est pas avec des moutons qui tourment en rond, qui font ronron..... que l'on refait le monde.

Béatrice Deslarzes

Médecin et ancienne vice-présidente d'EXIT

www.bea-music.com/actus.html

 

 

 

 

 

 

18:10 Publié dans Politique | Tags : exit, rebelle, justice, rappaz, mourir dans la dignité, moutons, médecin | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

Commentaires

refaire le monde? Je croyais qu'il se faisait des thunes en vendant de l'herbe? Par contre il est vrai que c'est un rebelle, on le voit immédiatement à sa coupe de cheveux...

Écrit par : ganjabruti | 23/07/2010

Voilà ce qu'on lit dans la presse de vous :

"Née à Sion d’un papa autoritaire et d’une mère très croyante, l’aînée de trois frères a dû batailler pour se faire entendre. Eduquée chez les nonnes, elle se détachera de ce catholicisme qui l’étouffe, mais dont elle respectera les principes jusqu’à arriver vierge à son premier mariage: «En Valais, en 1953, on n’avait pas le choix.» Puis, devenue laborantine, expatriée à Genève, Béatrice découvre l’ennui... Un peu pour montrer à son père qu’elle en est capable, beaucoup par goût de l’aventure, la jeune femme entreprend, à 32 ans, des études de médecine. Elle devient ORL et travaille avec les prisonniers de Champ-Dollon «encore plus rebelles que moi pour le coup». "


Ainsi votre haine du valais vous aveugle et votre admiration du criminel Rappaz n'est que l'expression de votre admiration générale pour les criminels. Vous êtes donc bien malade, comme d'ailleurs Rappaz, qui a allégué devant le Tribunal fédéral être atteint de troubles psychiques....

Je vous rappelle que la consommation de cannabis par des personnes prédisposées conduit à des décompensations schizophréniformes. Nombre de personnes atteintes de telles décompensations ne s'en remettent pas et finissent par être invalide ou se suicident.

Écrit par : CEDH | 25/07/2010

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