03/02/2011

Néocolonialisme?

Dans la TDG de mardi un petit article a retenu mon attention : un voyage en Tunisie de quelques élus de gauche avec le but de montrer notre soutien au peuple tunisien et de glorifier la démocratie et les droits de l'homme.

Ce n'est pas la première fois que des élus plutôt de gauche (socialistes et verts) se déplacent dans des pays en guerre ou en révolution pour les soutenir.Même si je fais partie des verts de plus, candidate aux municipales de cette année à Veyrier, je trouve que ces voyages ne sont pas carrément  du néocolonialisme comme le prétend la droite mais plutôt une certaine forme de voyeurisme que je ne trouve pas très bien placé et inutile..

Ces voyages pourraient se faire beaucoup plus discrètement sans s'en vanter en remplissant des pages dans les médias.Je me demande si ce n'est pas aussi une forme d'électoralisme, une façon de se montrer même si,connaissant bien Antonio Hodgers, je suis persuadée qu'il est tout à fait sincère.

Je trouve que nous avons suffisamment à "balayer devant notre porte" pour ne pas se permettre d'apporter notre bonne parole à d'autres peuples mais de garder une certaine modestie en refusant d'être un donneur de leçons.

Béatrice Deslarzes

Médecin et musicienne

www.bea-music.com

 

22:07 Publié dans Politique | Tags : tunisie, voyage, socialiste, veerts, médias, électoralisme, néocolonialisme | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | |

Commentaires

Un peu comme le font tous les politiques qui vont draguer les nouveaux clients pour que 10 ans plus tard on apprend que ces cocos ont des comptes très discrets !

La Suisse n'est pas un pays comme les autres et les dictatures de gauche ne se gênent pas d'avoir des relations très étroites avec certains établissement de notre pays !

Arafat avait ouvert quantité de comptes genevois remplis de milliards, Kimilsoung a envoyé son fils en Suisse depuis son jeune âge pour le former et le familiariser avec notre pays et ses institutions, notamment bancaires !

Les exemples font légion et je ne pense que les verts doivent suivre les socialistes dans ce sport national !

Écrit par : Corto | 03/02/2011

Ce soir, le site Free-Syria.com, la vitrine médiatique du Front National du Salut mené par l’ancien vice-président Abdelhalim Khaddam, est inaccessible. Le site de l’Observatoire syrien des Droits de l’homme, Syriahr.com, est lui aussi hors service. Si la destruction du premier peut s’expliquer par ses virulentes critiques qui visent le régime et qui dénonce la corruption du président Assad et de son cousin Rami Makhlouf, l’attaque contre le site de l’Observatoire des Droits de l’homme reste inexplicable. Syriahr.com n’était pas politiquement engagé. Il diffusait essentiellement des revue de la presse arabe concernant la Syrie en général, et les droits des Syriens en particulier, sans être réellement très critique. D’autres sites kurdes, d’autres proches de la mouvance islamiste des Frères musulmans, ou encore de mouvements libéraux et laïcs, affichent également une page blanche, ce soir.

Sans doute par un excès de prudence, qui reflète son inquiétude, le régime a frappé fort et bloqué ces sites, ainsi que les pages Facebook qui ont relayé les appels à la journée de la colère. Pourtant, ces sites semblent hébergés à l’étranger.

Le régime syrien ne se contentant pas des attaques électroniques, donc virtuelles, et habitué depuis son installation à l’effusion du sang tant syrien (Hama en 1982) que Libanais, Palestinien et Irakien, les services de sécurité et les Renseignements ont renforcé leur déploiement dans les grandes villes pour empêcher toute mobilisation massive, et ont procédé, depuis plusieurs jours, à l’enlèvement préventif de probables participants aux manifestations des prochains jours. Les disparitions de citoyens se sont en effet multipliées, et les forces de l’ordre sont placées en état d’alerte maximum. Les permissions ont été suspendues.

Des convois de voitures transportant des partisans du Baas, et ornées de drapeaux et de portraits de Bachar Al-Assad, sillonnent les rues des grandes villes, comme Damas et d’Alep, pour terroriser la population et la contraindre à rester cloitrer chez elle, ces prochains jours. Les forces de sécurité et les milices paramilitaires du parti au pouvoir se livrent ainsi à une véritable démonstration de force qui pourrait se solder, dès demain, par des bains de sangs à huis clos. Les télévisions étrangères ayant été sommées, depuis le début de la semaine, à ne pas s’aventurer à filmer les moindres manifestations et les moindres dérapages.

Mais, selon des sources kurdes citées ce soir par « Elaph.com », les tentatives du régime et de parti Baas n’intimident plus les Kurdes, qui ont un très vieux contentieux avec Damas. Les mêmes sources rappellent que la communauté Kurde est spoliée depuis 1963, arabisée par la force, privée de nationalité et de passeport, interdite d’utiliser ou d’enseigner sa langue. Ces facteurs, auxquels s’ajoutent le nombre impressionnants des ressortissants torturés, massacrés ou dissout dans l’acide dans les sous-sol des prisons de Mazzé, de Palmyre, de Saidnayah ou de Daraa, ou encore dans les cellules de la section Palestine des Moukhabarate, alimentent la détermination des rescapés à en finir avec l’apartheid du Baas.

Écrit par : Corto | 04/02/2011

Ce sont les Tunisiens qui ont fait cette révolution et c'est à eux seuls de construire leur démocratie. J'entends souvent des occidentaux donner des leçon en pointant du doigt le risque de l'islamisme. J'ai envie de dire : "et alors ?". En quoi ça nous concerne ? Si c'est la volonté du peuple, qu'il en soit ainsi. En tant qu'UDC, je défens la souveraineté de mon peuple, mais également des autres.

Écrit par : DK | 04/02/2011

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