13/09/2011

Opulence et précarité

 

J'ai très envie de partager avec vous mon discours du vernissage du 6 septembre 2011 de l'exposition "Opulence et Précarité:apprenons à partager".

Je vous le livre tel quel ! Bonne lecture.

 

Face  au thème de l’exposition que nous vernissons ce soir  OPULENCE ET PRECARITE – APPRENONS À PARTAGER, nous logeons toutes et tous à la même enseigne, raison pour laquelle je me permets de vous dire tout simplement :  Bonsoir, chers invités.

Peu avant Noël 2008 Pierre Schaefer, mon mari et moi-même étions, une fois de plus, dégoûtés par le faste et le luxe ostentatoires de la ville de Genève. À cette même période, nous avions l’occasion de vivre quelques moments derrière cette façade trompeuse au sein du vestiaire social dans le quartier des Eaux-Vives et du C.A.R.E., sorte de resto du cœur genevois. Le nombre de Genevois et de migrants dépendant de telles institutions nous laissait sans voix ! Cette réalité nous faisait douter du bien-fondé de notre action à travers notre fondation pour jeunes artistes : notre aide visait-elle les bonnes personnes ? Poussés par cette ambivalence, nous avons approché la Haute école d’art et de design de Genève (la HEAD) pour inviter les étudiants à faire des photos et des courts textes sur le thème OPULENCE ET PRECARITE – APPRENONS À PARTAGER ! En automne 2009, notre fondation signait ce mandat avec la HEAD pour créer cette série de photos présentées aujourd’hui ici à l’Espace ExpoSIG et contenu dans ce catalogue qui est en vente pendant l’exposition en faveur de l’association PARTAGE ainsi que les photos qui peuvent être commandées.


Nous tenons à remercier les responsables de la filière Communications visuelles avec lesquels nous avons mené ce projet et qui nous ont invité à introduire le thème  auprès des étudiants et à participer aux différentes évaluations dirigées par le photographe responsable Jean Revillard.

Notre reconnaissance s’adresse surtout aux étudiantes et étudiants qui ont réalisé la conception de l’actuelle présentation, certains d’entre eux, même en sacrifiant leurs vacances d’été.


Depuis sa création en 2003 jusqu’à ce jour, la Fondation Bea pour Jeunes Artistes a soutenu plus de 150 jeunes talents. Belle progéniture par procuration comme l’écrivait un de nos amis dernièrement !

Quel privilège de nouer ces contacts avec les créateurs suisses romands de demain et de collaborer avec les institutions d’art contemporain dans les domaines :  musiques actuelles, art visuel et  nouveaux médias !Comme quoi on peut distribuer un bonne parte de son argent  et s’en trouver plus riche.

De plus, notre fondation sans but lucratif et reconnue d’utilité publique est ouverte à recevoir des dons affectés pour permettre à d’autres personnes de soutenir un projet de leur choix, comme ce fut le cas encore tout récemment en faveur d’un orchestre de ROCK genevois.


Faut-il préciser, combien Pierre et moi-même sommes reconnaissants à cette fondation qui nous ouvre nombre de portes d’ordinaire fermées au grand public . Aujourd’hui, on se retrouve sur le Pont de la Machine, lieu qui a une portée significative pour le projet OPULENCE ET PRECARITE – APPRENONS À PARTAGER : Créer un pont entre la précarité et l’opulence et faire partager ce que l’un a en trop avec l’autre qui en n’a pas assez.


Nous remercions tout particulièrement les Services industriels de Genève pour leur hospitalité et surtout pour les grands efforts consentis toujours dans le but  de donner tout son éclat à cette exposition créée par les jeunes artistes.

Je vous invite de tout mon cœur, à parler autour de vous de cette présentation de photos et de textes qui nous concernent tous et que le mot « partager » ne reste pas un mot vide !

 

Cliquer sur l'image pour voir les photos et surtout ne pas oublier d'aller voir cette exposition!

28.jpgBéatrice Deslarzes

Présidente de la Fondation Bea pour Jeunes Artistes

www.fondationbea.com

 

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