29/09/2011

primes maladie

Je ne crois pas nécessaire de revenir sur mon blog précédent concernant le problème de solidarité entre les assurés et le pouvoir des caisses maladie vous pouvez aller le relire...

Mais aujourd'hui la TDG publie les nouvelles primes dans une pleine page et je ne peux résister à reparler de cette problématique.

Car il y a bien un problème même si notre ministre responsable de la santé Didier Burkhalter clame partout que tout va pour le mieux puisque la hausse n'est pas trop élevée.

Mais Pierre-François Unger a bien raison d'être mécontent car les jeunes de Genève "vont à nouveau casquer" ce qui n'est vraiment pas normal.

Mais pourquoi nos magistrats responsables de la santé dans les cantons de Suisse Romande en particulier ce même Pierre-François Unger et pour le canton de Vaud le patron de la Santé Pierre-Yves Maillard ne sont pas plus efficaces dans la pratique même si ils clament haut et fort que c'est un scandale?

Comment en est-on arrivé là? lLe corps médical ne s'est pas défendu et laisse les caisses maladie grignoter les privilèges des assurés petit à petit.

Que dire encore du secret médical qui va passer à la trappe et du "forfait par cas" qui vont tous deux défavoriser les patients qui sont pris dans un engrenage irréverssible?

Pourquoi ce laxisme face aux caisses maladie?

Tout le monde constate que ce système ne fonctionne pas mais qu'est-ce qui fait qu'il continue et que  Didier Burkhalter fait son "cocorico" sur tous les toits?

De toutes façons on sait bien qu'en pèriode électorale toutes les promesses sont permises et nous sommes en plein dedans.

Attention au rebondissement des primes pour les années avenir!

Béatrice Deslarzes

Médecin

www.bea-music.com

 

 

Commentaires

où le citoyen lambda se tait ou affirme:
on n'arrive plus à payer toutes les primes, sauf les obligatoires.
on ne va plus se faire soigner.
on paye comptant tous les frais, hospitalisations,
lorsque l'urgence est là.

ce qui mène à :
une masse de gens qui consomme un max
lorsque son taux d'activité professionnelle est au top,
versus
une autre masse de gens qui ne peuvent plus et ne sont plus suivis ni soignés
qui, après +/- 10 ans de précarité médicale
se retrouvent seuls
face aux conséquences de cette précarité
ou à charge de la collectivité.

Écrit par : graphycs | 29/09/2011

Comme toujours, l'invective est plus facile que la réflexion. Cela dit, si le coup de gueule vient d'un médecin, on peut imaginer qu'il a réfléchi et que c'est par intérêt ou par démagogie qu'il désigne un bouc émissaire tout trouvé à la vindicte populaire: les caisses-maladie. Ben voyons ! Comme si c'était elles qui coûtaient cher ! Un brin d'honnêteté intellectuelle consisterait à admettre les faits: a) les primes reflètent à 95% les coûts de la consommation de soins b) M. Burkhalter n'est pas tout puissant, le parlement ne parvient pas à s'entendre pour limiter les coûts (merci aux lobbys des médecins, des assureurs et de la pharma!) c) Les assureurs sont les seuls à avoir intérêt à maîtriser les coûts - mais les médecins seraient les mieux placés pour modérer intelligement les dépenses. d) Les problèmes sont connus, débattus, analysés, mais personne ne peut/veut de mesure efficace de peur que la qualité des soins en pâtisse et/ou que chacun perde du pouvoir et/ou par intérêt financier.

En résumé, ne rien vouloir changer et se contenter de taper sur la figure des assureurs qui ne peuvent pas faire autrement que de présenter la facture, c'est parfaitement stérile (ce qui sied au milieu médical) et c'est la promesse, en effet, que les primes vont continuer à augmenter indéfiniment. Continuez donc à accuser les autres et surtout ne faites rien qui limite les coûts, vous serez écoutée et aurez raison, année après année !

Pourquoi en irait-il autrement, si personne ne veut réellement freiner la dépense et que les assureurs n'en ont juste pas le pouvoir, ne vous en déplaise?

Écrit par : A.-G. Scherwey, employé d'assurance | 01/10/2011

Bonjour
ce qui m'interpelle le plus c'est l’obsession économique qui entoure l'assurance maladie. La maîtrise des coûts semblent être la priorité des priorités.
La maladie ne peur pas rapporter d'argent ou alors seulement certaines pathologies (les cliniques privées le savent très bien et orientent leurs activités en fonction..) Le coût d'un plateau technique, du personnel formé, présent 7j sur 7 et 24h/24, cela a un coût... Qui se lèvera le 1er janvier à 3h du matin pour vous opérer? qui s'occupera de nos parents touchés par la démence? Les assureurs et les technocrates de la santé ? Laissez-moi douter.. A force de gérer la santé comme un vulgaire produit de consommation, nous allons dans le mur. Nous ne sommes pas des casseroles, mais des êtres humains.

Écrit par : alain | 01/10/2011

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