15/10/2011

Vol spécial

Il y a juste une heure que je suis sortie dela projection du film de Fernand Melgard "VOL SPECIAL" séance organisée par les Verts Genevois au cinéma Scala suivi d'un débat mené par Yves Rochat (président des Vert Genevois) les 2 représentants verts au National (Antonio Hodgers et Ueli Leuenberger) et l'auteur de ce documentaire Fernand Melgard en personne.

Je suis encore toute boulversée de ce que j'ai vu car ce film dégage une trés forte émotion mais surtout trés en colère de penser qu'en Suisse l'on puisse traiter des hommes d'une manière aussi inhumaine.

Comment notre pays accepte-t-il de mettre en prison (car c'est en prison que sont ces requèrants d'asile) des personnes sur le seul motif d'inculpation de n'avoir pas de papiers ou de venir , en toute bonne fois la pluspart du temps, chercher un travail qu'il ne trouve pas chez eux?

Que l'on refuse le droit d'asile à certaines personnes (aprés bien entendu avoir étudié leur dossier)c'est un droit que la Suisse a; mais il faut le faire assez vite et non pas aprés 10 ans passés dans notre pays, de s'être marié et d'avoir des enfants; séparer ainsi les familles c'est vraiment innadmissible comme c'est le cas pour 2 requérants dans le film un Kosovar et un Africain.

De plus apprendre la façon brutale dont sont effectués  ces vols spéciaux c'est tout à fait contraire aux droits humains.

Ce n'est pas seulement la colére qui m'habite mais une profonde honte!

Tout comme le directeur de Frambois, je suis scandalisée par ce que fait la Suisse et tout comme lui , surtout depuis ce matin, j'ai de plus honte d'être suisse!

Béatrice Deslarzes

Médecin et Conseillère Municipale Verte à Veyrier

www.bea-music.com

 

15:56 Publié dans Politique | Tags : vol spécial, fernand melgard, vetrts genevois, sans papiers, suisse, frambois, honte | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook | | |

Commentaires

1) Comme vous l'écrivez, la plupart de ces requérants viennent pour trouver du travail, ils ne remplissent donc pas les conditions de l'asile en Suisse, qui est pour des raisons politiques.
2) Parmi ceux qui se font refoulés, combien ont-ils été condamnés pour des infractions au code pénal? Parmi ceux qui doivent se faire refouler, combien sont-ils à être "remis trottoir" comme on dit dans le jargon?
3) Pour terminer, les vols spéciaux sont-ils la règle générale ou l'exception? Normalement, le vol spécial est organisé pour ceux qui, par trois fois, ont refusé de quitter le territoire helvétique.
Au-delà de la polémique, il faut peut-être avoir l'intégralité des éléments, et non pas se forger une opinion à partir d'un documentaire qui a, à la base, un parti pris.

Écrit par : Bob Pahud | 15/10/2011

Le moment est arrivé de renvoyer manu militari les vilains moineaux qui perturbent le bien être dans votre charmant pays. En résumé : il faut INTENSIFIER les renvois.

Écrit par : gruissan11000 | 15/10/2011

Madame le docteur, Madame la Conseillère,

La situation que vous déplorez et qui vous a choquée (je n'ai pas encore vu le film controversé) découle essentiellement de l'ouverture des frontières et de la frontière-passoire de Schengen. Genève enregistre une augmentation de 140 % des cambriolages depuis lors. Post hoc ergo hoc ? Non: Post hoc QUIA hoc.

Comme vous le savez, nos cellules biologiques trient le bon grain de l'ivraie en amont et filtrent ce qui est bon pour le maintien de l'identité biologique de l'individu. Et rejette les agents infectieux. Parfois à l'aide d'anti-biotiques.

Il en va de même dans la circulation humaine autour de la planète: pour subsister, il faut un système immunitaire et même, parfois, des vaccins. Le maintien des Etats-nations, oeuvrant de concert, est à ce prix.L'harmonie et la survie de chacun passe par des frontières filtrantes, en biologie comme en géo-politique.

Or, on n'est plus dans le "sentiment d'insécurité" en Suisse mais bien dans la "sensation réelle et douloureuse" de ladite insécurité criminelle, avérée, confirmée et endruée tous les jours.

Les immmigrants clandestins sont certes partiellement victimes du système mais noublions pas toutes les victimes de la criminalité d'importation illégale. Ni les souffrances de nos habitant(e)s qui reçoivent des coups de couteau, les vieilles dames dont les sacs à main sont arrachés et les appartements cambriolés.

La Suisse demeure le pays le plus ouvert du monde: plus de 22 % d'étrangers y résident (légalement),des dizaines de milliers d'étranger sont naturalisés chaque année. Et nous avons 700'000 Suisses à l'étranger. Et un système politique hyper-développé.

Vous invoquez les "droits de l'Homme". Parlons aussi de l'obligation pour tous de respecter notre législation, notamment celle régulant l'entrée sur le territoire helvétique.

Vaccinons et prévenons en amont pour empêcher les situations douloureuses dont le spectacle cinématographique vous a heurtée. Je comprends votre indignation dictée par l'émotion.

Néanmoins, la raison ne saurait être oubliée, une fois l'émotion passée.

Tout est parfaitement exprimé ici, en écoutant les doléances de la population.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=8qYrxFPwQVU

Écrit par : Xavière de Martillière | 15/10/2011

Monsieur, je pense que vous ne comprenez pas. Le "Vol spécial" est l'ultime mesure. Avant cela, les autorités demande gentillement à la personne de quitter la Suisse par ses propres moyens (1). Si elle ne le fait pas, elle lui offre un billet sur un vol régulier (2) et si elle s'obstine encore dans son refus, là les autorités sont contraintes d'employer la force (3).

Vous dites qu'il reste 10 ans ici ? Mais que voulez-vous faire ? La majorité de ces gens vivent en Suisse à l'insu des autorités. Quand leur demande d'asile est rejetée (et qu'on leur demande gentillement de partir) ils disparaissent dans la nature. Sans compter ceux qui cherche vite à se marier à un(e) Suisse pour obtenir des papiers. Doit-on mettre les autorités devant le fait accomplis ? Trop facile.

Ce film n'est pas un documentaire, il n'aborde qu'une vision des choses et joue sur l'émotionnel. Dommage, tant de gens tombent dans le panneau, joue les indignés ou les révoltés sans comprendre véritablement comment cela ce passe. Le monde n'est pas manichéen entre les gentils clandestins et la vilaine Suisse (ou Europe) qui expulse.

Écrit par : Antipathique | 15/10/2011

Oui, c'était un moment fort, et je pense important de mentionner que Mme Marie-Claire Kunz, juriste au Centre Social Protestant de Genève, était une des personnes devant la salle en compagnie des deux parlamentaires et de M. Ivan (pas "Yves") Rochat.
Pour tout le monde qui voudrait s'indigner concrètement,on peut contacter ELISA Genève au 022 733 37 57 ou 022 930 0049, selon des informations "Google".

Écrit par : Carol Scheller | 15/10/2011

Pensez à votre honte lorsqu'une personne squattera votre domicile, que vous appelerez la police et que le policier vous répondra fièrement : Mais Madame, les droits humains m'interdisent d'intervenir. Nous sommes en Suisse et chacun a le droit de s'établir et de vivre ou bon lui semble. Vous n'y pensez pas ?, utiliser la force pour le déloger de votre appartement alors que vous avez un travail, un compte en banque... vous devriez avoir honte :o)

Écrit par : Soe | 15/10/2011

A ne pas oublier la participation importante de Mme Marie-Claire Kunz, juriste au Centre Social Protestant de Genève, avec les deux parlementaires et M. Yvan Rochat.

Pour accompagner des réquérants d'asile dans la région de Genève dans leurs démarches administratifs en Suisse - une vraie éducation ! - contacter ELISA :
http://www.elisa.ch/

Écrit par : Carol Scheller | 15/10/2011

VOL SPECIAL
Il est vrai que l'on sort secoué, impressionné et sans voix de cette projection.Une telle "incarcération" à l'égard d'hommes qui n'ont fui leur pays que parce qu'ils étaient menacés pour leur survie, est inhumain et inadmissible si l'on sait pertinemment que ce sont des hommes honnêtes qui ont été, pour la plupart, intégrés dans notre pays depuis de longues années et que c'est par un hasard malheureux qu'ils ont été arrêtés.
Que peut faire concrètement un Suisse comme moi, spectateur atterré, pour ces hommes sans identité ? J'ai trouvé la réponse de Fernand Melgard belle, simple et pleine de bon sens : "Remplissez vos devoirs civiques, allez voter, indignez-vous et usez de vos pouvoirs démocratiques, l'initiative et le référendum ! Par ailleurs, n'hésitez pas à leur faire une petite visite à la Maison de Frambois, cela leur prouvera qu'on les aime qu'on pense à eux et qu'ils existent aussi pour nous.

Écrit par : Piguet B | 15/10/2011

Vous vous faites plus de souci pour les personnes en situation irrégulières que pour les victimes d'un des protagonistes du film qui est un trafiquant de drogue récidiviste.
Il n'y a rien de plus subjectif qu'un film d'auteur.
A part ça je ne peux que vous féliciter d'avoir des émotions, ça prouve que vous êtes bon public.
Si vous avez honte d'être suisse vous pouvez toujours demander l'asile politique en afrique ou au kosovo.
Je suis d'accord avec vous sur un point, les procédures devraient être beaucoup plus rapides, mais savez vous pourquoi elles sont si lentes ?

Écrit par : L' Amer Royaume | 16/10/2011

Chère Béatrice,

Je n'ai pas encore vu le film de Melgard. Et je partage ton indignation pour le délai insensé des réponses que l'on donne à ceux qui attendent l'asile.

Mais je suis frustrée par les commentaires que je lis ou que j'entends à propos de ces vols spéciaux. Je suis membre de la Commission officielle des Visiteurs de prison et cette problématique ne m'est pas étrangère puisque nous avons la mission d'observer ces renvois qui sont le plus souvent des renvois par vol ordinaire.

Personne, à part Mme Somaruga dans le journal Le Temps, ne relève en effet qu'un vol spécial est le dernier acte d'une longue procédure, au cours de laquelle la personne expulsée a généralement deux occasions de partir dans un avion de ligne.

Par deux fois, en effet, généralement, cette personne a la possibilité de prendre un avion de ligne. Elle part seule et sans entrave si cet avion arrive directement dans son pays d'origine. S'il y a des escales, deux policiers l'accompagnent jusqu'au départ de la dernière étape.
Mais il suffit que cette personne dise non au pied de l'avion pour que le commandant de bord la refuse pour d'évidentes questions de sécurité et qu'on la ramène à Frambois.

Et ce que l'on ne dit pas non plus, c'est qu'environ 70% (les chiffres que l'on entend varient entre 60 et 80%) des gens qui sont retenus à Frambois, qui ont cette possibilité de partir sans entrave et de la refuser, ont un passé criminel chargé.

Je ne l'exclus pas, bien sûr, mais il ne doit pas y avoir beaucoup de bons pères de famille sans histoire, en fin de course, dans un vol spécial.

Ces vols spéciaux ne sont pas glorieux, je te l'accorde.

Mais ce qui me choquerait encore d'avantage, c'est que l'on offre, de guerre lasse, un permis d'asile à ce 70% de requérants qui ont un passé criminel chargé. Alors qu'on ne l'accorde pas à de braves gens qui fuient la misère pour venir travailler chez nous la peur au ventre.

C'est un sujet douloureux et difficile qui mérite un débat. Mais avec tous les chiffres et tous les détails.
Bien amicalement.

Écrit par : Christiane Favre | 16/10/2011

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