02/12/2011

Comédie

Qu'elle drôle d'idée de la part de la TDG de remuer cette histoire de Bertrand Cantat par une lettre de Sandrine Salermo qui date du 3 octobre 2011!

Je saisis cette occasion pour crier très fort ma désapprobation aux propos de la conseillère administrative concerant la décision d'Hervè Loichemol d'avoir engagé le musicien pour son spectacle. Elle prétend que ses remarques ne sont pas pour priver un artiste de son travail mais elle oublie que Bertrand Cantat est avant tout un musicien de scène qui était exellent en "live" et que c'est aussi une grande part de son gagne pain que de se produire en public. C'est en effet un bon compositeur mais, losque l'on a gôuté à la scène, c'est difficile de s'en passer et je parle en connaissace de cause bien que mes concerts étaient à un autre niveau que le groupe de Cantat qui avait une grande notoriètè.

Sandrine Salermo invoque aussi la violence faite aux femmes pour justifier son absence au spectacle et sa lettre de refus d'y assister.

J'ai envie de préciser les points suivants en réponse aux arguments de Sandrine Salermo:

Premièrement Marie Trintignant n'ètait pas une sainte nitouche et elle a certainement une part de responsabilité dans ce qui est arrivé.A mon avis se fut plutôt un accident imprévisible car les disputes entre les deux partenaires étaient très fréquentes.

Deuxièmement Cantat a été condamné par le justice (et peut-être grâce au pouvoir de la famille Trintignant) et il a purgé sa peine qui a mes yeux était sévère.Il a donc payé son "crime"et doit pouvoir reprendre une vie normale et exercer son métier librement.

Quand on pense au tueur d'Oslo qui a tué 77 personnes de sang froid et qui n'ira probablement pas en prison on peut se poser la question sur l'équité de la justice!

Certe, Cantat n'est pas fou mais peut-être que c'est un peu dans un état de folie passagère qu'il a commis cet acte qui lui coûte très cher

Béatrice Deslarzes

Médecin- Musicienne

www.bea-music.com

Commentaires

Madame Deslarzes, vous m'avez devancée, vous avez écrit exactement ce que je pense depuis longtemps. J'ai beaucoup apprécié la comédienne Marie Trintignant.
Mais je ne supporte pas qu'on traite Cantat d'assassin. Il n'a pas tué Marie, Il s'agit peut-être d'une bousculade avec chute malencontreuse. N'oublions pas, sans vouloir médire, qu'ils étaient certainement complètement "bourrés" puisque ceux qui participsient au tournage du film savaient, et l'ont dit, qu'ils abusaient de drogues et d'alcool, mélange fatal. Cantat a payé, fichons-lui la paix, laissons le vivre et travailler dans ce qu'il sait le mieux faire.
J'ajoute que je ne suis pas particulièrement fan de sa musique, ça ne correspond pas tout à fait à mon âge.

Écrit par : gamine | 02/12/2011

Mesdames, vous oubliez qu'une femme est morte à la suite des coups portés par son compagnon et, alcool/drogue ou pas, elle ne faisait pas le poids face à la carrure de cet homme. Je n'oublie pas que son ex-femme s'est pendue après l'avoir soutenu durant son procès, probablement un dommage collatéral à ce drame. En effet, il a purgé une peine méritée et devrait pouvoir remonter sur scène sans que cela provoque de tels débordements (voir Mme Salerno) mais n'oublions pas que chaque jour des femmes sont victimes de violences et en meurent.
Quant à la comparaison avec le tueur d'Oslo, oui il faut être un grand malade pour tuer de sang froid - à l'arme lourde - tant de personnes. La peine encourue, à savoir l'internement psychiatrique, est pire que la prison (surtout dans ce pays) car il sera interné avec des fous dangereux et s'il ne l'est pas totalement, la souffrance sera à la hauteur de ses crimes.

Écrit par : Defrancisco Christiane | 03/12/2011

Je ne peux que vous remercier pour cette excellente mise au point. Bertrand Cantat et Hubert-Félix Thiéfaine sont mes chanteurs préférés. Que tous deux puissent exercer leur métier en toute sérénité.

Écrit par : Hypolithe | 03/12/2011

Cantat a purgé sa peine, il veut reprendre sa vie là où elle s'est arrêtée. Soit.
Mais ce faisant, il sait le problème qu'il pose aux collectivités publiques qui en ces temps de vaches maigres doivent lutter pour continuer de subventionner les espaces culturels.
C'est donc lui qui devrait nous ficher la paix. Pas l'inverse.

Quant au passage "Marie Trintignant n'ètait pas une sainte nitouche et elle a certainement une part de responsabilité dans ce qui est arrivé", il me dégoûte vu que c'est exactement l'argument qu'on balance aux femmes victimes d'agression. Beurk!

Écrit par : imhof | 03/12/2011

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