20/07/2012

Fauchage

Avec un peu de retard  j'ai très envie de réagir à l'article publié dans le TDG le weekend du début juillet :"Les faucheurs sont de retour dans les parcs genevois".

Je voudrais surtout exprimer ma satisfaction et dire que "C'est le moment" car cela permet de supprimer enfin toutes ces tondeuses, débroussayeuses et souffleuses qui polluent notre environnement et utilisées par bon nombre de jardiniers pour les jardins privés mais aussi par des particuliers en ville et même en montagne.

Depuis 32 ans nous faisons les foins à Morgins dans notre vieux mayens à la faux bien entendu et avec une équipe à laquelle nous avons appris à faucher et à rammasser les foins d'une manière peut être ancestrale mais combien agréable du poit de vue de la pollution: pas de moteur à essence,un simple petit bruit de frottement contre l'herbe et de plus un bon exercice physique bien plus efficace que le fitness!

Samedi 14 juillet 2012 c'était notre journée officielle et nous étions 14 à procéder au fauchage de 3000 m de plus en pente mais aussi à déguster une bonne râclette aggrémentée d'un excellent gâteau au chocolat puisque le veille c'était mon anniveraire que nous avons pu fêter dans une ambiance trés chaleureuse et faire encopre toute la vaisselle dans un saut d'eau ....aussi à la main!IMG_5490.jpgIMG_5496.jpgIMG_5504.jpgIMG_5507.jpgIMG_5511.jpgIMG_5517.jpgP1000462.jpg

En tant que conseillère municipale verte je serais tentée de déposer une motion à Veyrier pour que partout, mais d'abord chez les jardiniers officiels, nous introduisons ce mode de fauchage qui a fait "fondre les jardiniers de la ville de Genève"...et pourquoi pas dans toutes les communes genevoises!

Mais comment convaincre une commune qui est totalement à droite et qui trouverait certainement ce mode complétement ringard....même si elle pourrait redevenir à la mode....

Béatrice Deslarzes

Médecin et conseillère municipale verte à Veyrier

www.bea-music.com

 

 

 

 

 

14:50 Publié dans Politique | Tags : faux, foins, fauchage, valais mayens, moteur, essence, bruit, fitness, genève, veyrier, conseillère municipale | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | |

Commentaires

magnifiques images souvenir d'un temps passé difficile certe mais si en parfaite harmonie avec la nature et ceux qui l'habitait .Car en voyant les appareils modernes surtout les souffleuses sensées nettoyer les chemins viscinaux sûr qu'il vaut mieux rester à couvert le temps du nettoyage sinon bonjour les molécules et pollens en tous genres
La techonologie et ses théories n'aura rien arrangé entre l'environnement et ceux qui sont sensés et payés surtout pour l'entretenir ou comment peu à peu la machine quelqu'elle soit détruit même ne serait-ce que l'envie de raisonner un tant soi peut.Est-il encore temps pour espérer une éventuelle reprise en main de cerveaux complètement déboussolés par des logiciels qui eux ne pensent pas humains mais strictement rendement ?on a des doutes surtout que cette espoir date de l'an 2000 déjà !On a pas progressé d'un pouce au contraire on a rétrogradé mais dans un monde encore plus logistique qu'humain

Écrit par : lovsmeralda | 20/07/2012

Cela me rappel les personnes qui se passent de tout en disant que l'on peut très bien vivre avec pas grand chose comme nos ancêtres d'antan. C'est toujours facile de se passer de technologies modernes quand on a ces dernières à portée de main.

Pour le fauchage; faites la même chose mais comme profession 8 heures par jour et 6 jours sur 7 avec un employeur derrière qui gueule tout le temps que cela ne va pas assez vite. Et vous comprendrez les conditions difficiles de travail de vos ancêtres qui ne polluaient pas avec du gazole mais qui devaient se tuer à la tâche pour des salaires de misère. Vous allez vite regretter Débroussailleuses, souffleuses et tondeuses à gazon.

D.J

Écrit par : D.J | 20/07/2012

Vous m’envoyez là, une sacrée bouffée de nature plein les yeux et les narines, Mme Deslarzes !

Vous me rappelez une escapade faite au début des années 1980 au dessus de La Creusaz/Les Marécottes.

Avec huit ou dix camarades du Club Alpin, nous avions réservé pour une nuit le chalet des Amis de la Nature. Quel ne fut pas notre étonnement de voir à cent mètres de là, un bonhomme tondre ses quelques mètres carrés très en pente devant un mazot transformé en résidence secondaire, son gazon avec une tondeuse à pétrole.
Terrain tellement pentu qu’il se servait d’une corde pour éviter que sa machine diabolique lui fauche les pieds et, on est jamais trop prudent, qu’elle ne s’enfuie jusqu’en bas de la vallée.

Un véritable exploit sportif que ce bonhomme a réalisé. Surtout un exploit que seuls des abrutis sont capables !

Trente ans après, j’en rigole encore, et à chaudes larmes.

Jacques Tati en aurait sans doute fait un film. Il l’aurait pu l’intitulé : « La chauffeuse des alpages »

PS - Peut-être que la grande faucheuse a fait son œuvre au bonhomme depuis ce temps là.

Écrit par : Benoît Marquis | 21/07/2012

Bien d'accord avec vous : sans vouloir ôter à la débroussailleuse ses vertus (elle en a ), la faux, qui remonte à la nuit des temps, est un instrument très intelligent et très avantageux sous tous rapports. Ce qui m'a étonné, dans cet article, c'est qu'on ait été cherché un spécialiste du fauchage à la main en Suisse allemande. Je n'ai rien contre les Suisses allemands, mais si cela signifie qu'on ne peut plus trouver de faucheurs assez savants à Genève, c'est inquiétant.

Écrit par : yves scheller | 22/07/2012

Bien d'accord avec vous : sans vouloir ôter à la débroussailleuse ses vertus (elle en a ), la faux, qui remonte à la nuit des temps, est un instrument très intelligent et très avantageux sous tous rapports. Ce qui m'a étonné, dans cet article, c'est qu'on ait été cherché un spécialiste du fauchage à la main en Suisse allemande. Je n'ai rien contre les Suisses allemands, mais si cela signifie qu'on ne peut plus trouver de faucheurs assez savants à Genève, c'est inquiétant.

Écrit par : yves scheller | 22/07/2012

Faucher est un loisir magnifique pour les citadins, rien à voir avec le dur travail des familles d'agriculteurs qui, jusque dans les années soixante, coupaient l'herbe des prairies du Val d'Illiez où j'ai passé les étés de mon enfance. Dès l'aube, on entendait le bruit des marteaux et des pierres à aiguiser qui travaillaient le fer de la faux, avant que les faucheurs ne profitent de la rosée qui rendait l'herbe plus tendre. C'est un ancien de Champéry, Joseph Nançoz, qui m'a appris à faucher, jusque avant que la grande faucheuse ne vienne le chercher... Pour les amateurs, l'Association Romande des Faucheurs à la Faux organise chaque été des cours.

Écrit par : Jean-Luc Lederrey | 23/07/2012

Comme en France, peut-être qu’il faudra former des faucheurs volontaires dans ce pays !

Écrit par : Benoît Marquis | 25/07/2012

Cet article piqué au journal « Le Courrier » du 27 juillet :

« LAUSANNE
Formation au fauchage à la faux
Faucher à la faux connaît le succès. La ville de Lausanne renouvelle son offre de formation, avec un cours le 5 septembre. Seuls les vingts premiers inscrits pourront s’initier à la technique ancestrale. L’initiative de réintroduire le fauchage à la faux remonte à 2009. En 2010 et 2011, la formation a connu «un énorme succès», soulignait hier la Ville, ce qui l’incite à poursuivre. Cette technique évite le bruit et la pollution des engins à moteur, sans parler des dégâts dus aux projections de cailloux contre les carrosseries. ATS »

Écrit par : Benoît Marquis | 27/07/2012

Les commentaires sont fermés.