15/05/2013

Strasbourg désavoue la Suisse

Tout d'abord un grand bravo pour cette femme qui se bat depuis 6 ans pour avoir le droit de choisir sa mort!

Contrairement à la décision de la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) qui risque de forcer la Suisse à légiférer concernant l'assistance au suicide je trouve que nos autorités et l'Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) sont trés clairs concernant ce sujet. L'article 115 du Code Pénal est suffisamment précis pour permettre un contrôle efficace de la pratique de l'assistance au suicide et éviter les abus.

Ce qui me frappe dans les articles de la TDG et du Courrier c'est que l'on veuille limiter l'accés à l'assistance au suicide uniquement pour les personnes dont l'issue est fatale.

Comme je suis médecin conseil à Ex International je vois des cas tré variés et différents qui choississent cette méthode et qui ne sont pas tous à l'article de la mort et je peux vous dire qu'il y a des cas bien plus effroyables qu'une mort imminente.

De plus le médecin a parfaitement le droit d'accepter ou de refuser cette demande en se basant sur certains  critères médicaux et déontologiques.

Je me rappelle de ce jeune homme pratiquement paralysé, atteint d'un sclérose latérale amiotrophique (SLA) qui désirait mettre fin à ses jours car il savait que sa fin se ferait par étouffement et que irrémédiablement on allait le prolonger en lui faisant une trachéotomie malgré ses refus répétés.On pouvait ainsi le maintenir en vie des mois voire des années dans des conditions qu'il trouvait innadmissibles.

Dans ce cas il n'y avait pas de mort imminente mais alors fallait-il refuser sa demande?

Pour ma part j'ai fait le choix qui me semble toujours aujourd'hui le meilleur et que je ne regrette pas.

 Béatrice Deslarzes

Médecin Conseil d'Ex International

www.bea-music.com

15:44 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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