14/06/2013

Rationnement des soins

J'approche gentiment de l'âge pour lequel se soigner sera probablement un luxe....Et oui à partir de 80 ans on entre dans le quatrième âge et se pose la question cruciale : avons -nous encore le droit d'avoir des soins?

Cette réflexion rondement menée par la TDG de jeudi 13 juin doit se faire car les vieux sont de plus en plus nombreux et coûtent de plus en plus cher.

Il ne faut pas se leurrer cette limitation existe déjà et j'espère surtout lorsqu'il s'agit de prolonger une vie qui n'a plus de sens ni de dignité.

Remplacer des "pièces" défectueuses par des objets mécaniques ou des robots j'espère que la médecine va savoir s'arrêter dans ces soit disant progrés; l'homme n'est pas éternel et j'espère que l'on a encore le droit de mourir arrivé à un certain âge et surtout mourir dignement.

Selon plusieurs études on sait trés bien que c'est le dernier mois de la vie qui coûte le plus. Alors pourquoi prolonger  cette vie qui souvent ne vaut plus la peine d'être vécue? Pourquoi s'acharner encore avec souvent des traitements pénibles et inutiles?

La volonté du patient prime et elle a force de loi depuis janvier 2013 avec le nouveau Droit de l'enfant et de l'adulte ; c'est la raison pour laquelle il faut absolument rédiger ses Direstives anticipées qui expriment clairement ce que vous désirez pour votre fin de vie et qui doivent être respectées par le corps médical.

Naître n'est peut-être pas un choix mais accepter la mort en est un!

Béatrice Deslarzes

Médecin 

www.bea-music.com

 

 

11:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Oui, évidemment. Sauf que...
Les dérives sont potentiellement énormes. Où fixer la limite ?
A partir de quand estimons-nous qu'un patient n'est plus doué de discernement ?
Que penser de la pression de la famille ?
Et des requins qui harcèlent ces êtres démunis lorsqu'ils n'ont plus de descendants ?
Et quid de l'idéologie de certains médecins ?

Une simple hanche peut améliorer considérablement la vie de personnes âgées et la prolonger de manière conséquente. En se remettant à marcher, tous les fluides du corps se remettent à circuler et la personne se sent revivre. L'opération a un taux de réussite excellent.

En fait, ce n'est pas l'âge qui devrait être déterminant. L'espérance de vie augmente chaque année. Le discours se portera plus sur la responsabilité de chacun dans son parcours de vie. Non pas par un jugement moral, mais simplement par les conséquences cumulées dans le corps d'une vie à risque. Alors on pourrait légitimement se poser la question du remplacement d'un hanche à une personne qui n'a plus qu'un semblant de foie et qui survit aux douleurs par une prise massive de médicaments abrutissants qui accélèrent la déchéance.

Mais là aussi les risques sont grands dans l'évaluation et le jugement. Comment valider une politique de la santé au mérite ?
Si l'on peut comprendre que ceux qui ont travaillé au maintient du corps par une vie saine ne veuillent plus participer à l'effort de ceux qui ont brûlé la chandelle par les deux bouts, il est très difficile de déterminer la part de responsabilité de chacun, notamment de ceux qui sont nés et qui ont évolué dans des environnements à difficulté.

S'il est un domaine où la solidarité humaine doit s'exprimer, c'est bien dans ce cadre là. C'est la raison pour laquelle nous avons choisi le principe de l'assurance obligatoire. L'Etat garde un rôle important pour garantir l'accès aux soins à tous. Même les US s'y sont mis avec Obama.

Mais surtout, dans ce domaine plus que dans d'autres, il est inacceptable de décider d'une politique en fonction des moyens disponibles ou non.

Écrit par : Pierre Jenni | 14/06/2013

Parler d'un âge précis lorsque l'on discute de cette affaire est une évidemment maladroit, sinon franchement stupide. Les médecins sont bien placés pour savoir que nous sommes très inégaux face aux atteintes de l'âge et par conséquent aussi dans notre capacité de jouir de la vie en société et éventuellement de faire bénéficier celle-ci (ne serait-ce que le cercle de nos proches) de nos années de vieillesse.

Écrit par : Mère-Grand | 14/06/2013

soyons rassurés de nouvelles propositions arrivent comme la toute dernière lue dans 24 heure .Exportez vos séniles dans les pays de l'Est
On sait les voyages fort agréables mais cette idée qui émane bien d'un sociologue peut-être Allemand,ces gens là aimant expédier ailleurs tout ce qui gène , a oublié qu'en Suisse les enfants ne se déplaceront pas plus pour aller trouver leurs parents ailleurs qu'en notre pays .Déjà qu'en Suisse ils sont nombreux à les oublier comme de vieilles chaussettes .Alors au choix,autant Exit
C'était peut -être un article pour faire mousser les moins jeunes mais tout de même très blessant
On trouve l'article dans Politblog

Écrit par : lovsmeralda | 18/06/2013

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