25/07/2013

Burn-Out

Que d'hommages flatteurs et de compliments qui fusent de partout à la suite du suicide du patron de Swisscom Carsten Schloter cet homme entreprenant qui a fait la gloire de cet opèrateur mais à quel prix... celui de sa vie.

Il mérite certainement toutes ces louanges mais personne n'a compris son désarroi lorsqu'il était vivant et en pleine forme d'aprés son entourage. Toujours gagnant en train de se faire des challenges il a donné le change en cachant sa souffrance et sa solitude et personne ne l'a ressenti autour de lui, personne pour lui tendre simplement la main.

C'est à cela que je pense aprés sa mort car il faut une sacrée dose de ras le bol pour en arriver à se suicider à cet âge là.

Cette mort devrait faire réfléchir de nombreux patrons qui brûlent la chandelle par les deux bouts et se retrouvent trop souvent face à une triste réalité dans un grand isolement  malgré leur réussite.

Les patrons eux aussi ont besoin de contact , de soutien et même d'amitié ou d'amour. C'est certainement ce qui a manqué à Schloter qui peut-être aurait réussi à survivre dans sa tour d'ivoire.

Béatrice Deslarzes

Médecin et musicienne

www.bea-music.com 

10:48 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | |

Commentaires

Votre commentaire me rappelle de la disparition de ce père de famille et de ses deux fillettes dont on ignore les causes mais dont la "mater dolorosa" de St-Sulpice porte très certainement une grande par de responsabilité.

Un sujet d'école : les femmes et le désarroi des hommes devant la perte de leurs enfants suite à un divorce.

P.S. attention au rhume des foins...

Écrit par : Hypolithe | 25/07/2013

A Hypolithe : Ne jugez pas un divorce, quoique l'on dise, les torts sont partagés en ce qui concerne directement le couple. En revanche, en ce qui concerne les enfants, je suis d'accord avec vous, il y a un problème. Comment le résoudre ? personne n'a la solution ...

Nous vivons dans un monde où on doit être au courant de tout, savoir tout, ne négliger personne, c'est une course effrénée qui ne s'arrête jamais ...

Écrit par : MBA | 25/07/2013

"Les patrons eux aussi ont besoin de contact , de soutien et même d'amitié ou d'amour. C'est certainement ce qui a manqué à Schloter qui peut-être aurait réussi à survivre dans sa tour d'ivoire."

Vous avez parfaitement raison. j'ajouterai que les patrons devraient pouvoir, sans encourir les foudres de la presse, des conseils d'administration et autres, dire qu'ils sont parfois fatigués, qu'ils se trompent, qu'ils ont besoin de vacances et, pourquoi pas, qu'ils ont envie de changer le monde plutôt que de le subir.

Ce qui me paraît encore plus triste que le suicide de cet homme, c'est d'entendre les survivants prétendre, au fond, qu'il n'était pas assez "fort". La preuve ? il n'a pas été capable de surmonter son désarroi.

Affaire classée. Au suivant.

Écrit par : Michel Sommer | 25/07/2013

@Hypolithe,
J'ai été l'enfant d'un businessman qui a tout donné à sa boîte. La famille a déménagé en changeant de pays 4 fois, de langue 2 fois.
Ma mère était la personne la plus éprouvée par ces changements.
Je ne me plains pas d'avoir eu cette enfance-là, mais je refuse de faire porter le chapeau à l'ex-épouse de M. Schloeter. D'autant plus que nous ne savons vraiment rien de leur vie privée. Et elle ne nous regarde pas.

Écrit par : Calendula | 25/07/2013

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