15/08/2013

Etude "Fin de vie"

Je viens de recevoir le dernier Bulletin des Médecins Suisses (BMS) et en parcourant le courrier des lecteurs il y a (et c'est presque toujours le cas) que du courrier en allemand ce qui ne doit pas tellement encourager les médecins de Suisse Romande, comme moi, à réagir à leurs articles.
Je viens d'ailleurs de leur envoyer dernièrement un courrier sous le titre "Interruption volontaire de vieillesse" réagissant à un article sur l'arrêt de la Cour Européenne des Droits de l'Homme.
Je sais que c'est un sujet délicat et controversé mais j'ai besoin de m'exprimer car dans le dernier BMS il y a une réflexion sur l'étude "Fin de vie" dans le cadre du PNR 67 qui me paraît particulièrement tendancieuse car il n'est même pas fait allusion à l'assistance au suicide et même à l'euthanasie active directe pratiquée par des médecins très officieusement et que bien entendu ils ne mentionneront fort probablement pas dans cette étude. C'est donc une nouvelle étude qui renforce l'hypocrisie de notre société et des instances médicales face à la mort volontaire.
Cette étude me paraît donc incomplète puisqu'elle  n'englobe pas cette façon de mourir.
Il y avait déjà eu une grande polémique au sujet du choix des personnes faisant partie du comité de cette étude en particulier Mr. Markus Zimmermann Théologien connu pour ses idées opposées à la mort volontaire et en particulier aux différentes Associations pour le Droit de Mourir dans le Dignité dont personne ne fait partie de ce comité.
C'est une étude qui a pour but de vanter surtout les soins palliatifs qui pourtant  peuvent aussi être ,dans certains cas ,une forme d'acharnement thérapeutique qui ne tient pas toujours compte de la volonté du patient en fin de vie. 
 
Dr. Béatrice Deslarzes
ORL FMH et médecin conseil d'Ex International
 

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Commentaires

A défaut de pouvoir "mourir dans la dignité", les personnes âgées ou fortement atteintes dans leur santé, lorsqu'elles en ont la force, commettent-elles un geste irréparable ? Il serait intéressant de connaître les statistiques des CFF sur les accidents de personnes non connues des professionnels. En effet, après analyse, ces accidents surviennent curieusement pas très loin d'établissements de "repos" situés non loin les lignes des CFF. Le corps médical concerné devrait aussi se pencher sur ce phénomène pour éviter des fins atroces qui entraînent des dégâts collatéraux financiers et psychologiques inutiles.

Écrit par : Dominique | 16/08/2013

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