18/09/2014

Trahison fédérale

Déjà l'autre soir à la TV j'ai pu voir Alain Berset le socialiste donner ses arguments (enfin ceux du Conseil Fédéral (?)) contre la Caisse Publique. Il a réitéré son discours aujourd'hui à midi sans aucune gêne ; on aurait vraiment pu s'imaginer qu'il y croyait.

Comment peut-on à la fois être socialiste et démolir une initiative lancée par son propre parti avec tant de conviction? Bien entendu ce sont les arguments du Conseil Fédéral et il faut rester collégial mais tout de même j'ai vraiment de la peine à supporter cette attitude.

Je sais bien que nos conseillers fédéraux sont de vrais politiciens donc qu'ils savent bien utiliser toutes les ficelles de la politique puisque cela fait des années qu'il les pratiquent  mais tout de même il y a des limites qu'il ne faudrait pas franchir. Quel exemple et quelle image pour nos jeunes qui voudraient s'engager en politique et même pour toute la jeunesse de notre pays.

En l'écoutant je n'ai pas pu m'empêcher de ressentir comme un goût amer de trahison même si cette forme d'hypocrisie fait partie intégrale de la politique qui n'est souvent rien d'autre qu'un goût démesuré du pouvoir.

Il faut en connaître des trucs pour arriver jusqu'au Conseil Fédéral et Alain Berset n'a fait que mettre en pratique ce qu'il a appris.

Béatrice Deslarzes

Médecin et conseillère municipale à Veyrier (sic)

P.S. Ce qui ne doit pas vous empêcher de voter OUI le 28 septembre.

www.bea-music.com

 

18:02 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Héla, je dois l'admettre, pour une fois vous avez entièrement raison. Mais au fait si vous connaissez si bien la problématique, c'est simplement car vous la pratiquez au quotidien en tant que conseillère municipale :-)

Écrit par : davide | 19/09/2014

Eh oui, c'est le principe de la collégialité du CF, qui n'est pas un mal en soit.

L'autre option aurait été que Berset démissionne en expliquant pourquoi, ça aurait surement eu un certain impact médiatique. Mais bon, quand on est dans l'establishment... autant y rester, c'est tellement plus confortable.

Écrit par : Eastwood | 20/09/2014

Avant son élection au Conseil fédéral, Alain Berset était partisan de la caisse publique.
Mû par un arrivisme sans limite et avec pour seule conviction son ambition personnelle, il a été préféré, par une Assemblée fédérale de fantôches aux mains des lobbies à un Pierre-Yves Maillard qui lui, ne se laissait pas manoeuvrer.
"Socialiste" de pacotille et champion du retournement de veste, il y a hélas rien à espérer du politicien fribourgeois ni du système qui permet de telles élections...

Écrit par : A. Piller | 20/09/2014

Les commentaires sont fermés.