08/11/2016

La médecine sous tutelle

 

Arrangement pour le moins étonnant entre les deux conseillers d'Etat genevois Pierre Maudet  et Mauro Poggia chargés de la Sécurité et de la Santé concernant la réorganisation des services liés à la psychiatrie pénitentiaire.
Un pas en avant a déjà été fait en supprimant le secret médical pour les prisonniers dits dangereux et voilà que la Sécurité prend à nouveau le dessus de la médecine en limitant son pouvoir par rapport à des personnes qui devraient être considérés comme des patients. Tout cela soit-disant à cause des derniers drames en particulier celui d'Adeline pour lequel le rapport définitif quant aux responsabilités réelles n'est toujours pas sorti.
Le tout sécuritaire prend le dessus même lorsque il s'agit avant tout de cas médicaux.
Une peu de baume pour brouiller les vrais problèmes des prisons dont l'Etat  ne veut pas parler par exemple l'entassement des prisonniers pour lequel Champ- d'Ollon a déjà été condamné par le TF.
Les deux services pensent ainsi gommer la cohabitation relativement difficile entre le milieu médical et et carcéral constaté par le directeur de Curabilis.
Pour tranquilliser les citoyens on fait appel à la Sécurité en oubliant que ces détenus ont avant tout besoin de traitements médicaux donc plus humains.
C'est à mon avis un pas vers la suppression de l'indépendance de la médecine , une sorte de "menottage" qui risque d'entraver l'efficacité de son travail en milieu pénitentiaire déjà difficile et surtout délicat.
 
Dr. Béatrice Deslarzes
Ancien médecin consultant à Champ-d'Ollon.

15:47 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

Commentaires

Pour les médecins tous les cas sont médicaux sauf en ce qui concernent ceux qui ont la difficile tâche de garder ces "pauvres" malades qui soit dit en passant sont des criminels dangereux voir des assassins et coûtent une fortune à la société. Pour ma part entre la sécurité des agents pénitentiaires et le bien être des "clients" des psychiatres mon choix est fait. C'est la sécurité avant la médecine.

Écrit par : norbert maendly | 08/11/2016

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