13/03/2017

La bataille des caisses maladie

Une découverte magnifique ce matin en ouvrant la TDG d'aujourd'hui. Quel plaisir non dissimulé en voyant les deux ténors conseillers d'Etat en charge de la santé de Suisse Romande monter aux créneaux en proposant 2 initiatives qui ont pour but de mettre enfin de l'ordre et de la clarté dans cette poudrière qu'est le domaine de la santé. Bravo à Mauro Poggia et Pierre-Yves Maillard de se mouiller pour défendre les assurés en proposant enfin plus de contrôle et de transparence dans ce problème épineux.
Il faut un certain courage pour entreprendre ce qu'ils ont décidé en particulier de ne plus permettre aux parlementaires d'être dans les conseils d'administration des assurances maladie même si la conseillère nationale PLR Isabelle Moret prétend, dans une interview à la radio,que ce surplus de salaire est  nécessaire pour compléter et améliorer celui des parlementaires qui sont mal rémunérés (dixit).
C'est un pur conflit d'intérêts qui empêche de rester tout à fait objectif lorsqu'il s'agit de discuter et d'essayer de résoudre les problèmes liés à la santé au niveau national.
L'autre initiative sous forme d'une "caisse de compensation" cantonale va également contribuer à mettre en lumière la relation entre les coûts de la santé et les primes d'assurance car, contrairement à ce qu'affirme les caisses les courbes ne sont pas parallèles et les primes ont pris l'ascenseur beaucoup plus vite que les coûts réels de la santé.
Encore un grand merci à ces deux politiciens qui osent se jeter à l'eau pour essayer de trouver enfin  des solutions efficaces à ce casse tête politique et humain.

 Béatrice Deslarzes
Médecin

www.bea-music.com

04/03/2017

Subvention des caisses maladie

Impossible de rester insensible et muette suite à l'émission "Temps Présent" de jeudi passé sur ceux qui ne peuvent plus payer leur prime d'assurance maladie. Une réalité qui fait froid dans le dos et qui a révélé une pratique douteuse des caisses maladie concernant le remboursement des primes par l'Etat le plus souvent pour les plus pauvres d'entre nous.
C'est vraiment une attitude qui enfonce de plus en plus tous ceux qui sont au bord du gouffre et souvent  déjà criblés de dettes.
On engraisse les caisses maladie avec l'argent du contribuable en remboursant ces dettes en plus de leur faire payer des primes déraisonnables qui ne correspondent pas à l'augmentation réelle des coûts de la santé.
Quand est-ce que nos politiciens réaliseront que pour de nombreux ménages ces augmentations continues ne sont plus supportables?Ce n'est pas en "subventionnant" les caisses que l'on va résoudre ce grave sujet.Mais surtout quand est-ce qu' ils décideront d'empoigner ce problème de santé publique en se rendant compte que le système de la LAMAL ne fonctionne pas?
Il y a trop d'intérêts  financiers derrière qui profitent toujours aux mêmes et en particulier à ceux qui sont dans les conseils d'administration des différentes caisses et qui n'ont pas envie que le régime change.
Une belle hypocrisie: d'un côté certaines associations tentent de réagir en proposant un autre système et d'autre part la résistance s'entête à leur barrer la route uniquement par intérêt personnel. (exemple la caisse unique).
Il est grand temps d'exiger de la part des assurances maladie plus de transparence dans leur comptes pour que l'on puisse enfin savoir ce qu'elles font avec notre argent.
Mettre ces patients insolvables sur des listes noires c'est encore aggraver leur précarité et les enfoncer un peu plus dans leur misère.
Une attitude inadmissible voire inhumaine dans un système dans lequel la solidarité devrait jouer un rôle primordial.

Béatrice Deslarzes
Médecin
www.bea-music.com

17:32 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)

01/03/2017

Des Fêtes au rabais

Un gros titre dans le TDG de mardi 28 février concernant les Fêtes de Genève sur un ton imprégné d'un peu de tristesse comme si on enlevait la chose la plus importante qui soit pour faire la grandeur de la ville du bout du lac.
Pour ma part j'ai toujours considéré ce déploiement comme futile voire inutile. Un gouffre à millions qui dérange la population genevoise et fait croire à une grandeur éphémère qui n'a que le bluff pour essayer de survivre.
Mais survivre à quoi et pour qui? Bruit ahurissant, orgies organisées, tourisme arabe et millionnaire, rien qui se rapproche du peuple et surtout qui est, par son soit disant éclat, très loin de lui.
Enfin en 2017 un groupe qui veut présenter quelque chose de plus abordable et surtout raisonnable.
Moins de flonflon et d'esbroufe pour enfin atteindre  une dimension plus réaliste et surtout plus humaine.
Il est vrai que ces dernières années plus rien ne faisait peur aux organisateurs qui ont dépensé sans aucune limite l'argent du contribuable de moins en partie surtout pour faire des feux toujours plus coûteux et dépassant vraiment les limites de ce qui est permis.
Un monde qui est au bord du gouffre et dans lequel la précarité et la pauvreté explosent et une ville qui dépense en fumée l'argent sans compter.
Pourquoi ne pas supprimer ces Fêtes en expliquant au gens  que ces sommes ou au moins une partie pourraient être distribuées  pour diminuer cette précarité?
Un but beaucoup plus positif que de jeter cette argent en l'air dans un grand feu d'artifices qui ne laisse que des cendres derrière lui.
Un peu utopiste cette solution mais on a toujours le droit de rêver même à Genève ville dans laquelle se côtoient une opulence honteuse  et  une précarité masquée.

Béatrice Deslarzes

www.bea-music.com