12/10/2017

Coûts de la santé

La hausse des primes maladie reflète les coûts de la santé à n'en pas douter. Nous consommons trop d'actes médicaux ainsi que tous les examens qui vont avec. Les politiques cherchent désespérément une piste pour trouver une explication. Ils n'y arrivent pas car ils n'osent pas aborder la vraie facette de cet éternel problème. 

La médecine a fait il est vrai d'énormes progrès et sa consommation prend l'ascenseur à une vitesse folle en particulier dans le domaine de pathologies cancéreuses. On ne sait plus s’arrêter et autant le médecin que le patient en veulent toujours plus. C'est une consommation sans fin et bien souvent inutile.

On sait bien actuellement que la dernière année de vie coûte autant que tout le reste de l'existence du point de vue de la "santé" ou plutôt de la maladie.

Il faudrait vraiment se raisonner et comprendre enfin que la mort fait partie de la vie et que c'est au niveau de ce tabou qu'il faut chercher une solution raisonnable et efficace.

Savoir se limiter aux actes uniquement nécessaires et vitaux et arrêter  de prolonger une vie qui souvent n'en est plus une.Cette sorte d’acharnement thérapeutique, peut-être involontaire, ne fait que satisfaire le marché juteux qu'est devenue notre médecine actuellement.

La coupe est pleine et continuera de l'être si nous continuons à dévorer de la médecine comme nous le faisons aussi bien du côté du corps médical que des patients qui trop souvent semblent oublier que nous sommes tous mortels.

Béatrice Deslarzes

Médecin

17:01 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

Commentaires

Docteure,

Merci de bien vouloir cesser de parler abusivement de "COÛTS de la ...SANTE".

Non seulement, c'est absurde (la SANTE ne coûte RIEN que l'on sache) mais cette expression est fallacieuse. Elle participe de la novlangue telle que l'a définie George Orwell dans son "1984": La PAIX... c'est la GUERRE etc.

Parlons plutôt de COÙTS DE LA MEDECINE ou COÙTS DES SOINS !

Merci de ne plus tomber dans ce piège langagier, hélas fort répandu et très contagieux:-) !

Écrit par : Jacques-Andre WIDMER | 13/10/2017

Exact Jaw. A ceci près: le consommateur bénéficiaire -payeur ou pas- a, depuis 2008 (entrée de l'obligation Schengen appliquée en CH) changé de profil, et d'exigences. Ce que l'ensemble des citoyens contribuables n'a pas vu venir, ne peut ni contrôler ni endiguer, mais doit financer.

Écrit par : divergente | 13/10/2017

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