17/10/2017

Nous sommes aussi parfois des cochonnes

Un déferlement de témoignages accablants pour "dénoncer les cochons" suite au scandale du harceleur de Hollywood titre la TGV aujourd'hui. Toutes à vos marques sur Twitter pour le faire à grands coups de cris et de pleurs.Tant de femmes harcelées devraient nous briser le cœur et nous pousser nous aussi à dénoncer même le plus petit compliment venant de la gente masculine à notre égard.

Pour ma part j'ai certainement aussi été quelque fois "harcelée" dans mon métier de médecin mais j'ai toujours su comment me défendre ou du moins faire comprendre à un homme entreprenant qu'il n'était pas le bienvenu.Difficile pour moi en tant que femme de comprendre tout ce déballage "spontané" de toutes ces femmes qui auraient subi des avances très déplacées de la part de certains mâles en rut.

Toutes ces femmes en colère qui "osent"enfin se libérer et toutes en même temps c'est pas un peu bizarre cette situation?Tant de méchants mâles assoiffés de sexe et frustrés qui seraient si souvent agressifs et avides face à des pauvres petites femmes sans défense?

On en fait tout un plat alors que je suis de plus en plus certaine que nous savons aussi jouer les aguicheuses pour obtenir une faveur et que peut-être  les hommes pourraient aussi avoir envie de le dénoncer lorsqu'ils tombent sous le charme de ce sexe dit faible.

Béatrice Deslarzes

 

11:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook | | |

Commentaires

Belle prise de position à contre-courant.
Il y aurait beaucoup à développer et à préciser sur les termes qu'on lit dans la presse, et aussi, comme vous le soulignez, sur les manières en général différentes qu'ont les femmes et les hommes de tenter de séduire un ou une partenaire.

Après bien sûr on ne peut que regretter que l'argent en masse permette de passer au-dessus de la vraie rencontre avec l'Autre. Mais c'est une autre histoire.

Un petit point pour Gwyneth Paltrow, qui a reconnu que le producteur l'avait "aussi" aidé à avoir une belle carrière, malgré les avances qu'il lui avait faite, et qu'elle avait d'ailleurs repoussé sans que cela ne lui porte préjudice professionnellement, selon ses propres termes.

Écrit par : hommelibre | 17/10/2017

Ainsi donc, si l'on suit votre logique, les femmes qui subissent ces violences sont des pleurnicheuses qui ne savent pas se défendre. C'est oublier bien vite que le harcèlement sexuel est avant tout une question de pouvoir. Que dire des victimes qui n'ont pas pu dénoncer leur harceleur de peur de perdre leur job, voire leur carrière? Que penser des jeunes femmes trop impressionnés, jeunes ou fragiles pour réaliser ce qui leur arrive? Des filles mineurs? Des femmes alcoolisées? Et de toutes celles qui, en raison de billets comme le vôtre notamment, pensent que finalement, ce n'est pas si grave et que ce n'est pas la peine de s'y arrêter? J'aimerais que ma fille grandisse dans un monde où la honte aura changé de camp et où les hommes auront appris que le corps d'une femme n'appartient qu'à elle seule.

Écrit par : Anouk | 17/10/2017

Bien dit !

Écrit par : Maendly Norbert | 17/10/2017

Dans l'un de ses romans, journaliste scientifique, également, Bernard Werber suggère que l'être humain est le fruit d'une copulation entre un singe et une truie, une cochonne.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 17/10/2017

Votre billet est affligeant. Le contenu d'abord: Avez-vous seulement pris la peine de lire ne serait-ce qu'une partie de cette déferlante de "post"? Si vous l'aviez fait, vous aurez constaté qu'aucune des victimes qui relate son histoire personnelle - courageusement, et non pas par défaut de faiblesse comme vous le sous-entendez - aucune donc n'a aguiché son violeur, harceleur ou exhibitionniste. Traiter ces femmes d' "aguicheuse" comme vous le faites - ce d'autant plus lorsque les faits recensés les ont concernées alors qu'elles étaient enfants ou mineures - est inadmissible et fait le jeu de ceux qui sont dénoncés.

Et puis le ton de votre billet. Vous écrivez que ces mêmes femmes déballent leurs histoires "à grands coups de pleurs et de cris". Mmmm. Cela me rappelle les médecins du XIXème siècle qui, pour autant qu'une femme vivait mal sa condition de mère au foyer, la traitait d'hystérique.

Lisez ces posts, Béatrice, et pensez à toutes ces fillettes, jeunes femmes, femmes et mères qui ont souffert, souffrent et continuent de souffrir d'abus bien réels. Et revenez-nous ensuite.

Céline

Écrit par : Celine | 17/10/2017

Madame, tant mieux pour vous si vous avez su, ou pu, être épargnée, mais un peu de respect pour celles qui ne trichent pas aujourd'hui et témoignent les unes après les autres serait bienvenu de la part d'une personne engagée comme vous.

Écrit par : Elisabeth Chatdon | 17/10/2017

Aujourd'hui, temps de modernité, une femme connue de moi se rendant au CHUV parce que se sentant déprimée et prise de malaise fut diagnostiquée "hystérique"!

alors que vivant seule, sagement, elle avait imaginé pouvoir compter sur un bref moment d'encouragement et de bons conseils.

Pour en revenir aux témoignages de ces femmes ici présentés ne devrait-on pas éduquer nos enfants, pas uniquement les femmes, par ailleurs, mais en pensant plus particulièrement à elles appelées autrefois "gardiennes des clés" à savoir dire "non" et qu'une jeune femme, ou moins, qui accepte tout de l'ami ou compagnon y compris les pratiques sexuelles qui la révulsent de peur qu'elle refusant l'amant, le compagnon ou l'ami la quitte devrait en prendre le risque, ce qui est plus facile à écrire qu'à vivre, parce que la quittant pour une telle raison d'"amour" vécu de lui à elle... on ne saurait parler.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 18/10/2017

A la lecture de tous ces commentaires, je vais vraiment conseiller à mes enfants de faire psy ou "coach" dans le développement personnel. Ils auront au moins du travail.
En parlant et surtout en s'écoutant un peu mieux la vie est bien plus simple.
Mais on ne force pas à boire des ânes qui n'ont pas soif.

Écrit par : Boccard | 18/10/2017

Il faudrait d'abord mettre une limite. Un viol est un viol d'accord, mais tout ce harcèlement verbal tel que dénoncé est vraiment démesuré.
Sinon alors disons-le tout de suite toutes les femmes ont été harcelée une fois au moins dans leur vie.
Cela est ridicule. Et c'est bien que d'autres femmes prennent le contre-pied de ce déballage.
Que ces dames se respectent et alors elle auront vite la bonne réponse à ces messieurs; lourds-grossiers. Une bonne gifle, une réplique bien ciblée, une démonstration d'indifférence et ils seront vites remis à leur place.

Comme toujours dans ce "nouveau monde", une petite minorité (il parait 20% des femmes) fait un scandale pas possible pour se faire valoir et les
merdias accourent et en font leur choux gras.

Je n'envie pas notre jeunesse pour leur futur relationnel.

Écrit par : Corélande | 18/10/2017

C`est la rengaine habituelle du "elle n`avait qu`a pas se balader en minijupe", ne croyez-vous pas? Il y a les avances sexuelles a répétition qu`il faut repousser encore et encore et il y a aussi le chantage sexuel de la part de qqun ayant le pouvoir de gravement nuire a la carriere de sa proie.

Écrit par : J.S. | 18/10/2017

Le droit au port libre de la mini-jupe fut une rengaine chère su MLF qui enchantait les unes sans convaincre les autres toutes voire... des autres tout autres.

Dans la rue nous rencontrons des êtres heureux, équilibrés.
Bien dans leur peau à tous les égards.
Maîtres de leurs pulsions.

D'autres non (il faut redire encore et encore que les mères névrosées risquent de transmettre "automatiquement" leurs névroses à leurs bébés avant même qu'ils soient nés et que, dès la naissance, la carence en soins attentifs et doux "dès les premières heures" et suivantes puis premières années est en mesure de faire d'un être humain un malade à vie avec un comportement allant de l'insignifiance aux plus dangereux extrêmes.
Ainsi, en pensant aus autres, pourquoi ne pas enseigner l'empathie non aux pros, uniquement, mais à tous!
En sortant seule pourquoi ne pas choisir quelque chose de passe-partout!?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 18/10/2017

Anouk, si j'avais une fille mineur je ne l'enverrai pas seule chez un grand producteur pour qu'elle fasse une grande carrière. L'italienne Asia Argento, une des premières à avoir attrapée l'occasion de se faire un peu de pub, a admis avoir eu une rélation suivie pendant 5 ans (sic!) après le viol.Il y a certainement des cas tragiques, mais il faudrait quand même beaucoup trier....

Écrit par : Vita Bruno | 19/10/2017

Dieu merci, il reste des cochonnes dans ce beau monde.

Écrit par : Pierre Jenni | 26/10/2017

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