17/10/2017

Nous sommes aussi parfois des cochonnes

Un déferlement de témoignages accablants pour "dénoncer les cochons" suite au scandale du harceleur de Hollywood titre la TGV aujourd'hui. Toutes à vos marques sur Twitter pour le faire à grands coups de cris et de pleurs.Tant de femmes harcelées devraient nous briser le cœur et nous pousser nous aussi à dénoncer même le plus petit compliment venant de la gente masculine à notre égard.

Pour ma part j'ai certainement aussi été quelque fois "harcelée" dans mon métier de médecin mais j'ai toujours su comment me défendre ou du moins faire comprendre à un homme entreprenant qu'il n'était pas le bienvenu.Difficile pour moi en tant que femme de comprendre tout ce déballage "spontané" de toutes ces femmes qui auraient subi des avances très déplacées de la part de certains mâles en rut.

Toutes ces femmes en colère qui "osent"enfin se libérer et toutes en même temps c'est pas un peu bizarre cette situation?Tant de méchants mâles assoiffés de sexe et frustrés qui seraient si souvent agressifs et avides face à des pauvres petites femmes sans défense?

On en fait tout un plat alors que je suis de plus en plus certaine que nous savons aussi jouer les aguicheuses pour obtenir une faveur et que peut-être  les hommes pourraient aussi avoir envie de le dénoncer lorsqu'ils tombent sous le charme de ce sexe dit faible.

Béatrice Deslarzes

 

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12/10/2017

Coûts de la santé

La hausse des primes maladie reflète les coûts de la santé à n'en pas douter. Nous consommons trop d'actes médicaux ainsi que tous les examens qui vont avec. Les politiques cherchent désespérément une piste pour trouver une explication. Ils n'y arrivent pas car ils n'osent pas aborder la vraie facette de cet éternel problème. 

La médecine a fait il est vrai d'énormes progrès et sa consommation prend l'ascenseur à une vitesse folle en particulier dans le domaine de pathologies cancéreuses. On ne sait plus s’arrêter et autant le médecin que le patient en veulent toujours plus. C'est une consommation sans fin et bien souvent inutile.

On sait bien actuellement que la dernière année de vie coûte autant que tout le reste de l'existence du point de vue de la "santé" ou plutôt de la maladie.

Il faudrait vraiment se raisonner et comprendre enfin que la mort fait partie de la vie et que c'est au niveau de ce tabou qu'il faut chercher une solution raisonnable et efficace.

Savoir se limiter aux actes uniquement nécessaires et vitaux et arrêter  de prolonger une vie qui souvent n'en est plus une.Cette sorte d’acharnement thérapeutique, peut-être involontaire, ne fait que satisfaire le marché juteux qu'est devenue notre médecine actuellement.

La coupe est pleine et continuera de l'être si nous continuons à dévorer de la médecine comme nous le faisons aussi bien du côté du corps médical que des patients qui trop souvent semblent oublier que nous sommes tous mortels.

Béatrice Deslarzes

Médecin

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