10/01/2018

Hommage à une pionnière

Je reviens de l'enterrement de La Dr. G. Burgermeister et plein de souvenirs m'ont fait verser quelques larmes.

Nous avons vécu elle et moi une aventure unique il y a bien des années.C'était dans les années 80 un appel radio nous a fait nous rencontrer , un appel d'un inconnu qui voulait réunit des personnes intéressées par la fondation d'une Association pour le Droit de Mourir dans le Dignité. C'est sur un coin de table d'un bistrot qu'allait naître l'association EXIT qui défend le droit de choisir sa mort et qui promeut l'assistance au suicide.

C'est en 1982 qu'est né EXIT et ce fut un véritable combat contre l’acharnement thérapeutique qui sévissait dans le milieu médical et ceci à cause des énormes progrès faits par la médecine à cette époque mais qui révélait un gros revers de la médaille en laissant vivre trop longtemps en fermant la grand portail qui laisse sans aller les mourants.

Nous 'étions que deux au début de cette formidable histoire et toutes les forces du milieu médical était contre nous: on aurait bien voulu nous brûler sur la place comme deux sorcières!L'acharnement de nos confrères à vouloir nous enlever le droit de pratique fut épique.

Heureusement nous étions certaines qu'il fallait absolument défendre le droit des patients en fin de vie et comme médecin conseil d'EXIT actuellement je peux constater que depuis 1982 nous avons déjà fait un bon bout de chemin vers la liberté de choix qui est un droit fondamental.

Salut Gentiane dors tranquille nous avons tracé la voie

Béatrice Deslarzes

Ancienne vice présidente d'EXIT

 

 

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Commentaires

Bravo !

Écrit par : Jacques-Andre WIDMER | 11/01/2018

La seule association Au Monde qui lutte depuis plus de 30 ans pour de droit de mourir dans la dignité en respectant la volonté du patient avant tout, EXTI Suisse romande, a été fondée par deux femmes, aussi courageuses que têtues, deux femmes médecins en plus, Gentiane Burgermeister et Béatrice Deslarzes !
Et il fallait du cran pour tenir tête contre un monde médical encore très masculin.
On constate aussi que sans ce mouvement, en Suisse comme en Europe, les soins palliatifs ne se seraient pas développés. Et l'image du médecin tout-pouissant disposant seul de son patient a également pris un coup. Merci, Gentiane, Merci, Béa ! Et chapeau !

Écrit par : Elke Baezner | 12/01/2018

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