28/02/2018

La guerre aux armes

Il faut oser parler d’assouplissement des règles d'exportation d'armes de puis la Suisse en période de conflit syrien qui est une véritable catastrophe humanitaire, un véritable massacre autorisé. Et bien il a osé...C'est notre nouveau Conseiller Fédéral Ignazio Cassis ministre des Affaires étrangères qui soutient cette proposition. Comme le dit la TDG d'aujourd'hui dernier jour de février "l'arrivée d'Ignation Cassis aux Affaires étrangères est perçue comme une aubaine par les milieux proches de l'industrie de l'armement".

Une véritable aberration qui ne va qu'attiser le feu de la guerre et augmenter tout conflit fratricide et meurtrier.

Pour moi et certainement de nombreuses personnes la seule façon de limiter les hostilités c'est de stopper la source même d'armes c'est à dire la vente d'armes en particulier dans les pays en conflit armé.

C'est exactement le contraire que veut cette "assouplissement"proposé qui va jeter de l'huile sur le feu, embraser et favoriser tout conflit.

Le monde entier est responsable de ce génocide syrien et autre guerre qui sévit en votant pour des couloirs humanitaires qui sont des emplâtres sur des jambes de bois tout en continuant à livrer du matériel de guerre.Une  énorme hypocrisie  que se permet de parler de paix tout en favorisant la guerre parce que ça rapporte.

Et nous nous taisons tous bien planqués dans notre confort quotidien très loin de toutes ces atrocités qui hurlent pourtant chaque jour dans les médias.

Béatrice Deslarzes

Médecin

 

 

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27/02/2018

Que du blablabla....

Organisée avec beaucoup de courage et de sincérité par le comité de l'initiative "Pour une politique culturelle cohérente  à Genève"une soirée publique avait lieu hier soir le 26 février à l’Opéra des Nations avec les candidat-e-s au Conseil d’État genevois. Sur 31 candidats inscrits il y en avait 21 alignés face au public le long d'une table qui n'en finissait pas de s’allonger tellement ces prises de position n'en finissaient pas et  devenaient de plus en plus ennuyeuses et inutiles.

Une parade de coqs ( j'en oubliais les quelques femelles donc des " poules") qui se gargarisaient à tour de rôle en n'oubliant pas de se prendre de bec pour que chacun montre enfin sa supériorité  pourtant bien relative.Des milliers de mots qui font l'habituelle ritournelle des milieux politiques.Du blablabla sans fin pour ne rien dire.

Dommage mais je crois bien que le but recherché par les organisateurs s'est heurté au défaut majeur des politiciens qui pensent seulement à faire de l’esbroufe pour impressionner l’électeur.

Dommage mais ce fut une soirée vaine et superflue.....Comme presque toujours me direz-vous lorsque l'on tente de mobiliser les politiciens en période électorale qui ne savent que faire  la roue avec leur ego surdimensionné et leur belles promesses qu'ils ne tiendront de toutes façons pas.

Béatrice Deslarzes

Ancienne conseillère municipal à Veyrier. 

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22/02/2018

Quelques moutons noirs

Dans la Revue Médicale Suisse une lettre ouverte à Mauro Poggia d'un confrère Chirurgien-pédiatre  à Genève a retenue toute mon attention.Elle n'est pas" piquée des vers" et notre ministre de la Santé en prend un grand coup par rapport à ses dernières affirmations concernant le salaire des médecins. Des allégations qui d’après son auteur ne sont que mensonges éhontés qui ne sont là uniquement pour servir le pouvoir électoraliste de ce magistrat. La reprise en cœur par le Président de la Confédération Alain Berset ainsi que les affirmations du ministre de la santé vaudois Pierre Yves Maillard le choquent au plus haut point.Il souligne , à juste titre, l'effet néfaste de ces propos  sur le maintien d'un rapport médecin/patient adéquat et constructif.

Je pense tout comme lui quant à la majorité des médecins (même chez les spécialistes)qui sont complétement dévoués à leur profession et à leur malades.

Mais toutefois j'ai un petit bémol à souligner surtout depuis mardi passé. Ce jour là souffrant de lombalgies importantes et tenaces je me suis rendue chez le pape de l'infiltration qui travaille dans un centre de radiologie qui vient d’acquérir un nouvel appareil super moderne pour les IRM alors que ce laboratoire en possède déjà un.Un examen médical très succinct voire inutile débute cette consultation qui se termine par l'obligation de faire une IRM pour soit disant confirmer son diagnostique supposé. Pas de faute professionnelle dans cette démarche mais une forte poussée à la consommation d'IRM, il faut bien rentabiliser ce nouvel appareil.

C'est là que j'ai compris que certains de mes confrères peuvent bien atteindre le million et plus mais pour moi ce sont des moutons noirs qui dénaturent notre profession et la stigmatisent en faisant leur métier essentiellement  dans un but lucratif.Cela reste tout de même un petit pourcentage sur les dizaine de milliers de médecins qui s'occupent avant tout du bien de leurs patients.

Béatrice Deslarzes

Médecin

 

 

 

 

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18/02/2018

Le partage, un plaisir....

Depuis 2003 nous soutenons de jeunes artistes de moins de 30 ans dans les domaines des musiques actuelles, des arts visuels et des nouveaux médias. Cela nous fait déjà 15 ans d'expérience dans le domaine de la philanthropie. Un long parcours plein de découvertes artistiques et surtout de partage avec les créateurs du futur tout en soutenant la culture qui souffre de plus en plus de coupes drastiques imméritées de la part du domaine publique.

Montrer la place indispensable du soutien privé qu'il devient de plus en plus urgent de développer.

Au mois de mars de cette année va sortir aux éditions Slatkine à Genève, notre livre "Le Mécénat-Un plaisir". Il raconte cette expérience de 15 années de mécénat pour susciter de nouvelles envies de soutiens privés en faveur des jeunes artistes. 

C'est un chouette bouquin de 144 pages avec non seulement de nombreuses photos mais aussi les témoignages de plusieurs artistes parmi les 350 que nous avons déjà soutenus.

L'histoire de 2 anciens médecins hospitaliers qui se sont recyclés en créant la Fondation Bea pour Jeunes Artistes et qui ont décidé de donner au lieu de consommer.

Béatrice Deslarzes

Présidente

www.fondationbea.com

 

 

 

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14/02/2018

Une sacrée dose....d'hypocrisie...

"Boire ou conduire, il faut choisir" inscrit en gros sur l'autoroute Genève Lausanne à plusieurs reprises.Quel beau slogan et quel programme alléchant pour tous ceux  qui seraient tentés par une autre solution c'est à dire boire un peu trop.Quel  efficacité du point de vue prévention alors que le Parlement vient d'autoriser la vente de l'alcool dans les restaurants des aires de repos sur les autoroutes. Comment nos politiques peuvent-ils expliquer ce paradoxe?Pourquoi se moquer à tel point d'un prévention efficace et qui porte ses fruits en faisant semblant de prévenir et en même temps pousser à la consommation même modérée de boissons alcoolisées?

C'est exactement la même attitude avec "Be my Angel" qui demande de choisir une personne qui promet de ne pas boire d'alcool pendant tout une soirée pour rester un chauffeur sobre qui pourra prendre en charge le reste de la troupe. Cela pourrait partir d'un action valable pour diminuer les accidents de la route et éviter que les gens conduisent en état d'ébriété. Mais il y a un sacré revers de la médaille que nos autorités veulent écarter.Pendant toute la soirée tous les autres peuvent consommer jusqu'à la beuverie  voire le comma éthylique. C'est la voie de la facilité qui permet de continuer de consommer au maximum les boissons alcooliques sans perdre le moindre marché et surtout en enlevant toute responsabilité à chaque participant qui peut s'en donner à cœur joie puisqu'il est pris en charge par son ange non buveur.

Ce sont bien là des attitudes pour le moins ambigues qui veulent ménager l'économie et donner l’impression illusoire de vouloir freiner la consommation de ce breuvage qui reste un danger pour notre santé non seulement sur les routes si on en abuse.

Béatrice Deslarzes

Médecin

 

 

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10/02/2018

Un vrai nid de vipères

C'est en train de devenir le débat sur les coûts de la Santé qui sont en réalité les coûts de la maladie.

A force de vociférer contre les médecins et d'asséner des mensonges de plus en plus gros on devrait vraiment cerner les causes réelles de cette fameuse augmentation vertigineuse des primes maladie. Il y a des années que le problème est d'actualité parce que nos politiciens n'ont pas réussi à envisager les bonnes solutions pour les juguler.

Et comme par magie, le fait de s'acharner sur les médecins devrait solutionner le problème et ceci en accord avec les nouveaux alliés que sont les caisses maladie qui ne travaillent que dans leur propre intérêt en particulier financier.

On demande de la transparence dans les honoraires des médecins mais existe-t-elle au niveau des caisses? Quels salaires gagnent leurs dirigeants? Quelle responsabilité prennent-elles par rapport à une décision médicale qui demande de longues années d'études avant de pouvoir gagner sa vie convenablement?

Quand je vois et j'entends ce pugilat entre les différents partenaires je regrette parfois d'avoir ramé pendant des années pour pouvoir  offrir à mes patients une médecine de qualité qui mérite une rémunération convenable et qui bien souvent frise le sacerdoce.

Béatrice Deslarzes

Médecin

 

 

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