30/08/2018

Victoire

Belle décision ce matin même du Grand Conseil qui fait un pas en avant pour maintenir le secret médical pour les détenus dangereux et qui annule la décision du Conseil D’État qui avait voté pour la suppression de ce secret.

C'était un pas dangereux pour le secret médical en général car une escalade pouvait se produire dans d'autres domaines en particulier concernant le pouvoir des caisses maladie qui voudraient bien que cela se fasse.

Le maintien de ce secret surtout en prison est un gage pour créer la confiance du prisonnier envers le médecin.Le détenu n'aura ainsi pas de retenue pour s'exprimer librement sans cette épée de Damoclès qui pouvait engendrer une grande méfiance par rapport à toute la vérité.

C'est au médecin de juger si il y a un danger réel qu'il faut dévoiler aux autorités juridiques et non pas le contraire c'est à dire être sous la contrainte de ces dernières.

Merci au Grand Conseil d'avoir été à l'écoute de l'avis de mes confrères qui sont certainement les mieux placés quant à la relation médecin/patient qui est capitale et essentielle.

Pendant les 20 ans de consultation comme médecin consultant à la prison de Champ d'Ollon j'ai pu constater l'importance de la relation de confiance avec les détenus ce qui a aussi une grande influence sur la réussite thérapeutique.

Béatrice Deslarzes

Ancienne médecin consultant  à Champ d'Ollon

 

14:47 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | |

Commentaires

Les victimes de ces odieux criminels vous remercient d'avance de votre bienveillance.

Écrit par : DAvide | 30/08/2018

Les "odieux criminels" ne sont pas que criminels. Ce sont aussi des êtres humains chargés de maintes souffrances. Il est normal qu'on en tienne compte plutôt que réduire voire anéantir leur humanité, eux qui se retrouvent souvent bien seuls. Alors encore heureux qu'ils aient le droit à un avocat et à un médecin.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 31/08/2018

Il s'agit, Madame Deslarzes, de la relation de confiance des détenus avec leurs médecins, certes, mais menacée par la désormais médecine "entreprise commerciale" la relation patients-médecins comme médecins-patients désormais "clients" n'est-elle pas en grand péril!

Prêtre éducateur des rues Guy Gilbert tel Madame de Meuron, présentement, précisait que la démarche délinquante d'un loubard n'est pas à confondre avec la personne du jeune (loubard) lui-même.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 31/08/2018

A Genève (et pas seulement à Genève) un prévenu a droit à un avocat, un psychologue, un médecin, être nourri selon ses critères, logé, blanchi etc.. et bien sur tout ça gratuitement. C'est normal nous sommes dans un pays civilisé avec un état de droit.
Néanmoins les victimes doivent payer leurs avocats, leurs médecins et leurs psy.
Quant aux institution de l'Etat, elles sont aux abonnés absents pour aider et soutenir les victimes
Quant au secret médical des victime il n'existe pas vraiment, car ils sont souvent traités de simulateur par leur entourage, assurance, employeurs et pire par leur propre famille.
Victoire ! mais pour qui ?

Écrit par : Boccard | 31/08/2018

Malheureusement pendant ce temps les victimes se battent pour qu'on leur reconnaisse leur statut de victime. Elle est pas belle la vie...

Écrit par : DAvide | 31/08/2018

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