07/12/2010

Progrès

Quelle heureuse nouvelle que l'acquittement de l'ancienne médecin cantonal neuchâteloise Daphnée Berner. C'est un pas en avant qui va permettre un futur débat national sur l'euthanasie active directe. Ce jugement va faire certainement jurisprudence dans le domaine délicat de l'euthanasie et permettre un réel progrès concernant ce problème.

Quelle belle victoire aussi pour tous ceux qui défendent le droit à l'aide à mourir comme je le fais depuis des années et qui soutiennent l'assistance au suicide en particulier l'association Exit dont j'ai été la vice présidente pendant des années lors de sa fondation.

Bravo à la justice Neuchâteloise qui, par ce jugement, va permettre de faire avancer les idées concernant la fin de vie.

Il faudra aussi que l'Académie Suisse des Sciences médicales (ASSM) se penche sur ce problème et édicte des directives nouvelles concernant l'euthanasie.

Faudra-t-il aller jusqu'à modifier le Code Pénal Suisse? Le dossier est maintenant dans les mains de Simonetta Sommaruga qui devra tenter de  trouver une solution qui sera certainement très débattue et controversée.

En attendant savourons cette victoire qui est un encouragement pour tous ceux qui luttent pour cette cause.

Béatrice Deslarzes

Médecin conseil d'Ex International

www.bea-music.com

 

11:07 Publié dans Politique | Tags : suicide, exit, fin de vie, assm, jugement, euthanasie, code pénal, jurisprudence | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

08/09/2010

Encore l'assistance au suicide

Il y a plusieurs mois j'ai déjà fait un blog sur la différence entre l'assistance au suicide et l'euthanasie.

Comme il existe toujours une confusion notoire entre ces deux termes (dans les différents journaux de la presse romande,les interviews ou débats télévisés),  je me permets de refaire un petit rappel des définitions données par l'Académie Suisse des Sciences médicales (ASSM):

Assistance au suicide:

selon l'article 115 du Code Pénal Suisse, elle n'est pas punissable lorsqu'elle intervient sans mobile égoïste. La personne qui souhaite mourir accomplit alors elle-même le geste (absorption de la potion mortelle) qui entraîne la mort.

Il existe trois types d'Euthanasie:

Euthanasie active directe:

assimilable à un meurtre (selon l'article 114 du Code Pénal Suisse) même si elle est pratiquée à la demande de la personne.

Euthanasie passive:

consiste à la renonciation à un traitement ou à l'interuption de celui-ci, conformémant à la volonté (présumée) d'un patient. Admise en Suisse.

Euthanasie active indirecte :

vise à soulager les douleurs d'un malade avec des doses de médicaments (morphine) susceptible de raccourcir la durée de vie. Egalement admise en Suisse.

Dans de très rares cas l'assistance au suicide est admise aux HUGE et CHUV au contraire des deux formes d'euthanasie passive et indirecte qui sont  pratiquées assez souvent après consultation de la volonté du patient (ou de ses directives anticipées) et en accord avec la famille et l'équipe médicale.

Je ne veux pas donner une leçon aux journalistes mais ils devraient s'inspirer de ces définitions pour ne pas induire trop souvent le public en erreur.

P.S. Définitions tirées du chapitre "Au nom de la dignité humaine" de mon livre "Rebelle malgré moi."

Béatrice Deslarzes

Médecin conseil d'Ex International

www.bea-music.com/actus.html

 

 

16:47 Publié dans Politique | Tags : assistance, suicide, euthanasie, assm, code pénal, vie, traitement, corps médical | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |