18/06/2012

Victoire ou défaite

Je pense que le grand gagnant des votations est sans aucun  doute  à mes yeux Pierre Yves Maillard qui a gagné en particulier les 2 votations suivantes : le NON du Managed Care au niveau fédéral et surtout le OUI au contre projet du Conseil d'Etat sur le suicide assisté dans le canton de Vaud.

Si je le rejoins parfaitement concernant le Managed Care je trouve que ses arguments concernant l'assistance au suicide sont pleins de mauvaise foi. Je l'ai entendu hier soir à la radio et on sent tellement bien qu'il n'aime pas du tout l'association EXIT; il y a même plus qu'un peu de haine qui guide ses propos.

C'est surtout sa façon d'énumèrer ses craintes par rapport à cette association et  d'affirmer des choses qui sont fausses surtout concernant les contrôles effectués par EXIT lorsqu'il s'agit des discussions avec la famille et l'obligation de discernement du patient qui sont complétement respectés par les associations d'assistance au suicide.

Je parle en connaissance de cause puisque je suis médecin conseil à Ex International et que l'avis de discernement est indispensable à toute aide au suicide.

Avec EXIt nous avons perdu un combat et même si cela a été une bonne occasion de parler de ce sujet, je me demande si mon confrère le Dr. Sobel ne s'est pas tiré une balle dans le pied car le contre projet est, à mon avis, plus restrictif que le statut quo.

Béatrice Deslarzes

Médecin Conseil d'Ex International

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11/06/2012

Une histoire vraie

Cela commence comme une histoire que l'on a de la peine à croire : une jeune femme de 55 ans atteinte d'un cancer du pancréas métastatique qui doit venir en Suisse depuis la France pour mourir dans la dignité avec une association d'aide au suicide parce que dans son propre pays cette aide est condamnable.

Une opération chirurgicale importante , plusieurs traitements de chimiothérapie sans succés avec des douleurs insurmontables et tout cela pour finir avec une fin de vie plus qu'indigne dans un hôpital avec encore un traitement lourd et sans effet

Avec beaucoup de courage et de détermination cette femme accompagnée de son mari aussi courageux qu'elle doivent faire un très long voyage pour accéder à ce qu'ils ont décidé ensemble comme ultime acte d'amour.
Histoire vraie que vivent chaque semaine les associations d'aide au suicide comme Dignitas et Ex International qui acceptent ce soit disant tourisme de la mort mais combien digne et émouvant.
C'est pourquoi le libre choix de sa mort est une ultime liberté qui doit être respecté même dans les EMS.Il faut donc voter OUI à l'initiative d'EXIT dans le canton de Vaud le 17 juin 2012.

Béatrice Deslarzes

Médecin conseil d'Ex-International

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18:45 Publié dans Politique | Tags : exit, dignitas, ex | Lien permanent | Commentaires (0)

01/06/2012

Encore le suicide assisté

Puisque les différents journeaux en redemandent du suicide assisté je ne peux non plus résister moi aussi à une certaine forme de répétition puisque c'est un sujet qui me préoccupe et je me permets aussi de défendre ma position et celle d'EXIT.

Les partisants  qui ont  misé plutôt pour le contre projet du Conseil d'Etat et du Grand Conseil vaudois prétendent que le texte du gouvernement apporte des garde-fous à l'initiative d'Exit concernant l'assitance au suicide dans les EMS vaudois.Ce ne sont pas des garde-fous mais des restrictions totales et une prise en otage des résidents en EMS.

Certains opposants à l'assistance qu suicide ,en particulier les églises,au nom de la préservation de la vie à n'importe quel prix vont même plus loin en proposant un double non en prônant avant tout les soins palliatifs. Il ne faut pas oublier que les demandes d'assistance au suicide se font presque toujours lorsque les patients ont épuisé toutes les formes de traitement y compris les soins palliatifs qui bien souvent ne font que prolonger innutilement une vie qui n'en est plus une.

N'oublions pas que nous parlons d'EMS et les défenseurs de la vie sont certainement avant tout des acharneurs thérapeutiques qui proposent de faire n'importe quoi pour prolonger cette vie qui souvent n'est plus qu'un cauchemar pour la plupart des résidents!

Le 17 juin 2012, il faut absolument voter pour l'initiative d'EXIT avec laquelle on maintient son automomie jusqu'à la fin car le contre projet vise en fait à limiter les assistances au suicide en EMS en mettant en place un mécanisme qui aboutit à une tutelle médicale et institutionnelle.C'est une confiscation de l'autodétermination des résidents en EMS.

Le comité de l'association EXIT ADMD Suisse romande pour le droit de mourir dans la dignité invite tous les membres vaudois à soutenir son projet et à rejeter le contre-projet qui lui est opposé

Même dans un "EMS" : je veux pouvoir choisir ma mort!

Béatrice Deslarzes

Médecin, conseillère municipale verte et ancienne vice présidente d'EXIT

 

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14/05/2012

Contre projet mensonger

Dans le dernier Bulletin Vert, le journal romand des Verts, le sujet sur "l'assistance au suicide en votation" m'a fait bondir car je ne suis pas du tout d'accord avec les Verts  qui ont  misé plutôt pour le contre projet du Conseil d'Etat et du Grand Conseil vaudois en prétendant que le texte du gouvernement apporte des garde-fous à l'initiative d'Exit concernant l'assitance au suicide dans les EMS vaudois.Ce ne sont pas des garde-fous mais des restrictions totales et une prise en otage des résidents en EMS.

Une phrase du chef du département de la santé Pierre Yves Maillard m'a profondemment déplu :"Ce contre-projet offre autant de garanties aux défenseurs de la vie qu'aux adversaires des interdictions" Ce serait donc un bon compromis!

N'oublions pas que nous parlons d'EMS et les défenseurs de la vie sont certainement avant tout des acharneurs thérapeutiques qui proposent de faire n'importe quoi pour prolonger cette vie qui souvent n'est plus qu'un cauchemar pour la plupart des résidents!

Le 17 juin 2012, il faut absolument voter pour l'innitiative d'EXIT avec laquelle on maintient son automomie jusqu'à la fin car le contre projet vise en fait à limiter les assistances au suicide en EMS en mettant en place un mécanisme qui aboutit à une tutelle médicale et institutionnelle.C'est une confiscation de l'autodétermination des résidents en EMS.

Le comité de l'association EXIT ADMD Suisse romande pour le droit de mourir dans la dignité invite tous les membres vaudois à soutenir son projet et à rejeter le contre-projet qui lui est opposé

Même dans un "EMS" : je veux pouvoir choisir ma mort!

Béatrice Deslarzes

Médecin, conseillère municipale verte et ancienne vice présidente d'EXIT

 

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21/04/2012

Choisir sa mort en EMS

Jeudi soir en assemblée générale l'association AVDEMS(Association Vaudoise des établissements médico-sociaux) a misé sur le contre projet du Conseil d'Etat et du Grand Conseil vaudois en prétendant que le texte du gouvernement apporte des garde-fous à l'initiative d'Exit concernant l'assitance au suicide dans les EMS vaudois.Ce ne sont pas des garde-fous mais des restrictions totales et une prise en otage des résidents en EMS.

Le 17 juin 2012, il faut absolument voter pour l'innitiative d'EXIT avec laquelle on maintient son automomie jusqu'à la fin car le contre projet vise en fait à limiter les assistances au suicide en EMS en mettant en place un mécanisme qui aboutit à une tutelle médicale et institutionnelle.C'est une confiscation de l'autodétermination des résidents en EMS.

Le comité de l'association EXIT ADMD Suisse romande pour le droit de mourir dans la dignité invite tous les membres vaudois à soutenir son projet et à rejeter le contre-projet qui lui est opposé

Même dans un "EMS" : je veux pouvoir choisir ma mort!

Béatrice Deslarzes

Médecin et ancienne vice présidente d'EXIT

www.exit-suisse-romande.ch

16/04/2012

Encore le suicide assisté

Un petit articlee dans la TDG d'aujourd'hui a attiré mon attention "Succés problématique du suicide assisté".

Une critique non dissimulée de ce mode de faire en laissant soupçonner que certains suicides assistés seraient hors la loi parcequ'ils ne respectent pas que la personne qui fait ce choix ne soit pas encore "un légume" qui attend la mort naturelle comme ce qui est la plupart des cas dans les soins palliatifs.

Pourquoi attendre cet état qui est le plus souvent accompagné d'un état confusionnel qui ne permet plus aucune décision ni aucun choix et qui laisse la patient complétement dépendant du corps médical?

Les cas recensés ont passé de 50 à 300 en l'espace de vingt ans mais ne font que suivre notre espèrance de vie car nous devenons trop vieux et nous ne sommes , le plus souvent, pas faits pour devenir centenaire et végéter dans un  EMS en attendant la mort.

Cet article est une forme d'hypocrisie qui ne veut pas voir la réalité en face : dans notre monde moderne la vieillesse pleine de pertes souvent innacceptables existe et de nombreuses personnes ne sont pas prêtes à vivre trop longtemps ou plutôt à seulement  survivre avec bien souvent des polymorbidités plus invalidentes qu'une maladie létale.

De toutes façons ce nombre va encore augmenté puisque nous subissons les "progrés" de la médecine qui souvent  s'acharnent et nous empêchent de mourir.

A chacun de faire son choix et de le faire savoir en remplissant ses directives anticipées qui vont devenir contraignantes dés le début de l'année prochaine.

Béatrice Deslarzes

Médecin et ancienne vice présidente d'Exit Suisse Romande.

www.fmh.ch

 

 

 

 

02/04/2012

Mourir dans la dignité

Je me vois presque dans l'obligation de reprendre le même sujet que mon blog précédent suite à l'article du Courrier d'aujourd'hui "Pas au médecin d'aider à mourir".Par cet article le vice-président de la commission d'éthique Markus Zimmermann accuse et dénonce les médecins qui aident leur patient à mourir et qui, selon lui, transgressent notre  fameux serment d'Hippocrate qui, comme l'a si bien dit samedi passé Claude Torracenta, est complétement démodé. L'espèrance de vie augmente ainsi que les polypathologies invalidantes difficiles à supporter.

Ce sont tout à fait les propos d'un catholique qui au nom d'une religion totalitaire préfére laisser souffrir encore un peu les malades en fin de vie plutôt que d'abréger leur souffrances.

Le mot dérapage pour qualifier le geste de ces médecins est vraiment complétement déplacé car il s'agit bien entendu toujours de compension et,j'oserai même dire, de courage pour pratiquer un tel acte.

Ces médecins ne se "sentent" pas" investis d'une mission" comme le proclame ce théologien catholique mais ils assument jusqu'au bout leur devoir d'assistance et répondent à la confiance que leur font leur patient.

Partout on prône les "directives anticipées" qui sont l'expression de nos dernières volontés qui doivent être respectées par le corps médical et ce n'est pas un représentant de la commission d'éthique qui doit freiner ces progrés qui tendent de plus en plus à respecter notre droit à choisir notre mort comme notre ultime liberté.

Béatrice Deslarzes

Médecin et ancienne vice-présidente d'EXIT.

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01/04/2012

Choisir sa mort

Hier samedi 31 mars 2012 Assemblée générale de l'Association suisse romande d'EXIT à Genève.

Belle présentation du Dr. Sobel président avec 2 conférences celle de la Dresse Sandra Burkardt et du journaliste Claude Torracinta intitulèe "L'ultime liberté".

Ce fut surtout l'occasion de rappeler la votation du 17 juin dans le canton de vaud concernant l'initiative d'EXIT sur l'assistance au suicide dans les EMS et du contre-projet du gouvernement vaudois.

Il faut absolument voter pour l'innitiative d'EXIT avec laquelle on maintient son automomie jusqu'à la fin car le contre projet vise en fait à limiter les assistances au suicide en EMS en mettant en place un mécanisme qui aboutit à une tutelle médicale et institutionnelle.C'est une confiscation de l'autodétermination des résidents en EMS.

Le comité de l'association EXIT ADMD Suisse romande pour le droit de mourir dans la dignité invite tous les membres vaudois à soutenir son projet et à rejeter le contre-projet qui lui est opposé

Même dans un "EMS" : je veux pouvoir choisir ma mort!

Béatrice Deslarzes

Médecin et ancienne vice présidente d'EXIT

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22/03/2012

Fable

La dernière pièce musicale :une fable de La Fontaine en musique électronique:"La Mort et le Bûcheron"....

Il y a heureusement des personnes qui choisissent une autre voie,Elles désirent mourir dans la dignité et n'acceptent pas de vivre à n'importe quel prix.

C'est bientôt l'AG d'Exit Suisse Romande réservée aux membres et programmée pour le samedi 30 mars 2012.Elle aura lieu à Genève cette année.

Béatrice Deslarzes

Ancienne vice -présidente d'Exit

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15/02/2012

Assistance au suicide

En tant qu'ancienne vice-présidente d'Exit Suisse Romande à ses débuts et actuellement médecin conseil d'ExInternational,  je ne peux rester indifférente à la polémique qui entoure l'assistance au suicide dans le canton de Vaud.

Par son initiative Exit veut élargir tout simplement son intervention dans les EMS afin de permettre aux patients qui le désirent de mourir dignement si ils le décident comme ils en ont le droit à leur domicile que représente , à ce moment là, l'EMS où ils séjournent le plus souvent jusqu'à leur mort.

Le contre projet accepté par le Grand Conseil Vaudois est beaucoup trop restrictif et je veux ici vous en présenter ses effets pervers :

-Puisque dans ce contre projet c'est au médecin de l'établissement de prendre une décision c'est donc une sorte de mise sous tutelle du patient qui peut dépendre totalement de l'avis de ce mèdecin concernant l'aide au suicide.(pour ou contre)

-le fait qu'il doit y avoir une maladie incurable limite cette assistance pour les personnes souffrant d'une grande détresse morale et qui n'ont pas envie de choisir les soins palliatifs.

-Même si le Conseil Fédéral et le canton de Zürich ont décidé de ne pas légiférer le fait que le canton de Vaud décide de le faire peut avoir un effet domino pour les autres cantons

-et "the last but not the least" un retour en arrière quant aux progrés réalisés par Exit par la prise de pouvoir de l'Etat sur l'autodétermination du patient.

Par contre si le peuple vote l'initiative proposée par Exit c'est alors, ce que j'espère, encore un combat gagné en faveur de tous les patients pour le libre choix de leur mort.

Béatrice Deslarzes

Médecin et membre d'Exit

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27/10/2011

directives anticipées

Je sais que j'en ai déjà parlé à plusieurs reprises de ce sujet mais comme ce matin nous avons eu un long débat concernant ce thème j'ai vraiment envie de remettre la discussion à l'ordre du jour.

Avec la Commission Santé d'Uni3 dont je suis membre nous avons  entrepris tout une réflexion sur le thème de l'euthanasie et de ce fait aussi sur les directives anticipées que, à mon avis,chaque patient actuel ou future devrait rédiger pour être sûre que sa volonté va être  respectée par le corps médical.

La majorité de la population ne désire pas finir, comme ce qu'elle appelle un "légume"  et désire en général une fin de vie digne et la liberté du choix de sa mort.

Les directives anticipées servent surtout à parler à son médecin et son entourage pour préciser ce que l'on désire exactement.Elles favorisent l'échange et permettent de partager ses idées avec tous ceux qui participeront à leur respect quand le moment sera venu.Elles vont bien entendu aider les médecins à prendre certaines décisions quant à notre traitement et surtout empêcher l'acharnement thérapeutique.

Depuis la fondation du mouvement Exit dans les années quatre vingt il y a eu pas mal de progrés concernant le problème de fin de vie mais il reste encore pas mal de chemin à faire concernant le tabou de la mort.

Parlez-en à votre médecin et consultez le site de la FMH qui a rédigé, avec l'Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) des directives qui sont vraiment très claires et simples à rédiger.Il vous suffit d'aller consulter le site : www.fmh.ch

N'oubliez pas non plus que le fait d'être membre d'Exit donne déjà un aperçu de ce que vous désirez concernant ce sujet.

Béatrice Deslarzes

Médecin conseil d'Ex-International

www.fmh.ch

 

 

 

 

 

18/08/2011

Le choix de sa mort

Deux articles m'ont interpellée l'un dans la TDG de lundi 15 aôut ,"Un médecin relance le débat sur l'euthanasie active"et l'autre dans le dernier Hebdo intitulé "Suicide en Suisse d'une star TV".

Même si ces articles ne concernent pas exactement le même sujet,tous les deux rappellent le droit au choix de sa mort et soulèvent les diffèrences de loi qui existent dans les pays qui nous entourent.

Ils soulignent aussi le courage d'une part du Dr.Nicolas Bonnemaison a Bayonne qui a "accéléré"le décés de quatre patients en fin de vie et d'autre part celui de Adi Talmor, le présentateur vedette israélien, qui,se sachant atteint d'un incurable cancer du poumon, s'est suicidé à Zürich avec l'aide de Dignitas.

Espèrons que ces deux exemples feront avancer le problème de l'euthanasie active aussi dans notre pays et celui de l'assistance au suicide dans certains pays où il est interdit.

L'assistance au suicide n'est pas condamnable en Suisse et c'est un bien puisque notre loi permet aussi aux étrangers de bénéficier de cet aide qui respecte leur choix même s'ils sont,malheureusement, forcés de voyager en Suisse pour réaliser leur ultime souhait. Ils peuvent donc faire appel à Dignitas et à Ex International puisque les associations pour le droit de mourir dans la dignité (Exit) tant Suisse Romande que Suisse Alémanique ne prêtent assistance qu'aux personnes résidants en Suisse.

Au vue du veillissement de la population les problèmes de l'euthanasie et de l'assistance au suicide deviendrons de plus en plus d'actualité même si  l'on développe beaucoup les soins palliatifs qui ne solutionnent pas tous les cas et qui ne sont parfois que de l'acharnement thérapeutique.

Béatrice Deslarzes

Médecin conseil d'Ex International

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16/05/2011

Victoire

Pendant que tout le monde et en particulier les média s'étalent sur la grosse bêtise commise ou pas par DSK, je ne peux résister à l'envie de parler d'une chose politiquement importante complètement évincée par cette actualité en dessous de la ceinture.

Car nous avons largement gagné ce weekend lors de la votation à Zürich sur le maintien de l'assistance au suicide. La population à exprimé sa volonté en rejetant massivement (plus de 80%) les deux initiatives qui tentaient de l'interdire et dont le but était surtout d'agir contre Dignitas et le soit disant "Tourisme de la mort".

Aujourd'hui je crie victoire au nom des associations Exit qui pourront continuer à apporter leur aide aux personnes qui désirent  mourir dans le dignité et le décident et ceci même pour les étrangers (voir à ce sujet mon blog précédent "La monnaie de la pièce").

J'espère que cette votation influencera positivement les décisions qui pourraient se prendre au niveau Fédéral puisqu'il est question de r'ouvrir ce dossier délicat.

Continuons à nous battre pour cette cause car la lutte n'est pas finie.

Béatrice Deslarzes

Médecin conseil d'Ex International et ancienne vice présidente d'Exit Suisse Romande

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21/02/2011

Ex International

bea_signature_pol_2011.jpgHier soir dimanche dans "Mise au Point" on parle à nouveau d'assistance au suicide.

Après l'Association Exit et Dignitas la télévision présente la petite association d'Ex International qui s'occupe aussi d'assistance au suicide pour les étrangers et dont je suis l'un des médecins conseil.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque le reporter responsable de l'émission a interviewé l'écologiste vaudois Luc Récordon qui sans aucune hésitation a totalement reconnu que l'aide au suicide était une solution que la Suisse pouvait offrir aux étrangers. D'aprés lui c'est une sorte de privilège qu'il est normal que notre pays apporte aux étrangers puisqu'ils ne peuvent pas bénéficier de ces droits dans leur pays d'origine. Il a même rappeler qu'il n'y a pas si longtemps les suissesses pouvaient avoir recours à l'avortement dans des pays ou celui-ci était autorisé alors qu'en Suisse il était interdit.

Je suis bien entendu totalement de l'avis de Luc Recordon et je le remercie pour tous les patients qui demandent cette assistance au suicide au nom du libre choix d'une mort digne.

Les politiciens en général n'affichent pas aussi clairement leur opinion surtout dans un domaine qui engendre une telle polémique.

Merci encore à lui et à tous ceux qui oeuvrent depuis des années pour le libre choix du patient.

Béatrice Deslarzes

Médecin-Conseillère municipale verte à Veyrier

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18/02/2011

Dignitas...dignité...

Excellente émission hier soir jeudi de "Temps présent" sur la présentation de Dignitas et son activité comme association d'assistance au suicide en particulier pour les étrangers.

Beaucoup de sobriété dans la façon de nous montrer, avec du tact, une partie du chemin de cette patiente qui en a assez de la vie qu'elle a et qui décide de demander à Digitas une assistance au suicide fixée le jour de son anniversaire.

Belle philosophie que de prétendre qu'il faut du courage pour vivre et non pas pour décider de mourir.

Récit plein d'émotions qui m'ont rappeler certains cas auxquels j'ai pu assister et qui étaient tous aussi plein de quiétude et de sérénité.

Récit qui a réveillé en moi le combat que nous avons mené dans les années quatre vingt pour fonder Exit et lutter contre l'acharnement thérapeutique qui sévissait à l'époque et qui heureusement est un peu moins présent actuellement.

Pourvu que ces progrès ne soient pas effacés par une soit-disant réflexion venant du Conseil Fédéral qui peut décider de remettre en cause tout ce travail accompli pour faire évoluer les mentalités vers plus de dignité du patient par le libre choix de sa mort.

Je n'ai d'ailleurs pas baisser les bras parce que je ne suis plus dans le Comité d'Exit Suisse Romande mais je continue mon action au sein d'Ex International l'autre association qui permet l'assistance au suicide en Suisse pour les étrangers.

Béatrice Deslarzes

Médecin-Ex vice présidente d'Exit Suisse Romande-Médecin conseil d' Ex International

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09/12/2010

Confession

Un bien curieuse confession du Dr. Jacques Epiney dans la dernière Revue Médicale Suisse. Ce n'est rien moins que le médecin qui a dénoncé Daphnée Berger l'ancienne médecin cantonale Neuchâteloise qui a aidé à mourir une jeune femme complètement paralysée et dont le jugement s'est heureusement terminé par un acquitement.

Drôle de mélange entre une espèce d'accusation d'Exit et une certaine culpabilité qui transparaît à travers les lignes de son courrier.

Il dénonce ouvertement l'euthanasie active et prône les soins palliatifs avec la possibilité d'abréger les souffrances d'un patient en fin de vie même si cela doit activer la mort. Cette forme d'euthanasie est déjà reconnue par l'ASSM qui a édicté des directives médicales qui vont dans ce sens ce n'est donc pas aller vers un progrès dans ce domaine. Ce qu'il faut ce n'est peut-être pas légaliser l'euthanasie active directe mais la dépénaliser c'est à dire que si un médecin la pratique il ne sera pas poursuivi pour meurtre comme c'est le cas aujourd'hui selon l'article 114 du Code Pénal Suisse.

Mais il y a encore un long chemin qui mène à cette solution....la lutte n'est donc pas terminée....

Béatrice Deslarzes

Médecin conseil d'Ex International

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07/12/2010

Progrès

Quelle heureuse nouvelle que l'acquittement de l'ancienne médecin cantonal neuchâteloise Daphnée Berner. C'est un pas en avant qui va permettre un futur débat national sur l'euthanasie active directe. Ce jugement va faire certainement jurisprudence dans le domaine délicat de l'euthanasie et permettre un réel progrès concernant ce problème.

Quelle belle victoire aussi pour tous ceux qui défendent le droit à l'aide à mourir comme je le fais depuis des années et qui soutiennent l'assistance au suicide en particulier l'association Exit dont j'ai été la vice présidente pendant des années lors de sa fondation.

Bravo à la justice Neuchâteloise qui, par ce jugement, va permettre de faire avancer les idées concernant la fin de vie.

Il faudra aussi que l'Académie Suisse des Sciences médicales (ASSM) se penche sur ce problème et édicte des directives nouvelles concernant l'euthanasie.

Faudra-t-il aller jusqu'à modifier le Code Pénal Suisse? Le dossier est maintenant dans les mains de Simonetta Sommaruga qui devra tenter de  trouver une solution qui sera certainement très débattue et controversée.

En attendant savourons cette victoire qui est un encouragement pour tous ceux qui luttent pour cette cause.

Béatrice Deslarzes

Médecin conseil d'Ex International

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22/09/2010

Directives anticipées

Une remarque un peu tardive mais que j'avais tout de même envie de faire : 2 pages de la TDG de samedi-dimanche qui m'ont frappée et interpellée....Elles ont suscité en moi une terrible impression et j'ai même osé laisser aller mon imagination vers la réflexion suivante:

Allons-nous vers un dilemme qui nous parait aujourd'hui insoutenable et qui nous interroge de plus en plus lourdement et pour lequel nous devons trouver sous peu des solutions?

Voyez vous-même :

-à la page 5 "Le débat d'annonce houleux autour de l'aide au suicide":Dans cet article on parle très ouvertement de l'assistance au suicide mais aussi de l'euthanasie active indissociable de l'accompagnement au suicide d'après le Dr. Sobel président d'Exit Suisse Romande avec lequel je suis tout à fait d'accord;c'est un problème dont il faut s'occuper même si la frontière avec l'euthanasie passive (autorisée) est mince.

-à la page 6 "En Suisse les cas de démence coûtent 6,3 milliards de francs"! En raison du vieillissement de la population et de l'évolution démographique il y aura une forte augmentation de ces démences contre lesquelles nous n'avons pas de traitement efficace.

A nous tous de rédiger nos directives anticipées pour permettre au corps médical de nous aider dans le choix de notre mort et de ne pas finir comme "un légume" pendant des semaines ou même des mois....ce qui, en plus, coûte déjà très cher à la société.....

Béatrice Deslarzes

Médecin conseil d'Ex International

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16/09/2010

Encore l'aide au suicide

"Exit s'offre des spots télévisés pour l'aide au suicide" titre la TDG de mercredi 15 septembre....

Si il y a bien une personne qui défend le respect du libre choix de sa mort c'est bien moi (Lire mes anciens blogs à ce sujet) mais cette fois je ne suis pas d'accord avec Exit Suisse Allemande dans sa façon de procéder. Je précise que je n'ai pas vu les spots en question mais le principe me dérange.Je trouve qu'il y a des frontières à ne pas dépasser; c'est une question de dignité: vendre la mort avec des moyens publicitaires je ne crois pas que c'est le bon chemin.Je n'ai pas vraiment d'arguments pour expliquer ma réaction mais c'est une question de "feeling" et j'avais envie de vous faire part de cette impression moi qui milite pourtant à fonds pour les idées d'Exit et qui les défend depuis des années....même dans le chapitre "Au nom de la dignité humaine" de mon livre "Rebelle malgré moi"....

Merci à vous de partager ma réflexion qui me laisse sceptique....

Béatrice Deslarzes

Médecin conseil d'Ex-International

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11/08/2010

Presque une victoire!

La conseillère fédérale en charge de la Justice Eveline Widmer-Schlumpf devra revoir sa proposition de nouvelle réglementation pour l'assistance au suicide jugée inadéquate par la plupart  des partis qui trouvent inutile de réviser le droit en vigueur; avis que rejoint les instances médicales en particulier l'Académie Suisse des Sciences Médicales organe de référence des médecins.

L'aide au suicide ne doit donc pas être limité aux personnes "dont l'issue sera fatale à brève échéance"mais étendue aux malades souffrants de maladies chroniques en partie invalidantes; la nécessité d'obtenir l'avis de deux médecins indépendants à aussi été vivement critiquée.

En tant qu'ancienne vice-présidente d'EXIT Suisse Romande, je ne peux que me réjouir de cette nouvelle avec les associations actuelles qui peuvent continuer à apporter leur aide aux patients qui le demandent dans les conditions strictes et précises, en les accompagnants jusqu'au bout de leur vie.

La bataille n'est pas encore gagnée mais c'est déjà une petite victoire pour tous ceux qui respectent la volonté des patients en particulier dans le choix de leur mort.

Béatrice Deslarzes

Médecin et médecin conseil d'Ex-International

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