04/05/2012

Manager Care

Le 17 juin 2012 les citoyennes et citoyens suisses devront se prononcer sur la loi relative au Manager Care.

Si cette révision de la loi sur l'assurance-maladie (LAMal) est acceptée, la plupart des assurés ne pourront plus choisir librement leur médecin , leur hôpital, leur établissement de soins ni même leur pharmacie.Ceux qui souhaitent conserver leur médecin de confiance devront payer plus cher.Ils devront dorénavant payer de leur poche 15% au lieu de 10% des coûts, et ce à concurrence de CHF 1000, en plus de la franchise de CHF 300 minimale!

Le libre choix du médecin deviendra un privilège réservé aux plus fortunés.Cette loi favorise la médecine à deux vitesses et débouchera sur des rationnements et sur une baisse de qualité.

Nous ne sommes pas d'accord! Les médecins disent NON et tous les patients devraient le faire avec eux!

 

Béatrice Deslarzes

Médecin

www.non-a-la-loi-managed-care.ch

16/04/2012

Encore le suicide assisté

Un petit articlee dans la TDG d'aujourd'hui a attiré mon attention "Succés problématique du suicide assisté".

Une critique non dissimulée de ce mode de faire en laissant soupçonner que certains suicides assistés seraient hors la loi parcequ'ils ne respectent pas que la personne qui fait ce choix ne soit pas encore "un légume" qui attend la mort naturelle comme ce qui est la plupart des cas dans les soins palliatifs.

Pourquoi attendre cet état qui est le plus souvent accompagné d'un état confusionnel qui ne permet plus aucune décision ni aucun choix et qui laisse la patient complétement dépendant du corps médical?

Les cas recensés ont passé de 50 à 300 en l'espace de vingt ans mais ne font que suivre notre espèrance de vie car nous devenons trop vieux et nous ne sommes , le plus souvent, pas faits pour devenir centenaire et végéter dans un  EMS en attendant la mort.

Cet article est une forme d'hypocrisie qui ne veut pas voir la réalité en face : dans notre monde moderne la vieillesse pleine de pertes souvent innacceptables existe et de nombreuses personnes ne sont pas prêtes à vivre trop longtemps ou plutôt à seulement  survivre avec bien souvent des polymorbidités plus invalidentes qu'une maladie létale.

De toutes façons ce nombre va encore augmenté puisque nous subissons les "progrés" de la médecine qui souvent  s'acharnent et nous empêchent de mourir.

A chacun de faire son choix et de le faire savoir en remplissant ses directives anticipées qui vont devenir contraignantes dés le début de l'année prochaine.

Béatrice Deslarzes

Médecin et ancienne vice présidente d'Exit Suisse Romande.

www.fmh.ch

 

 

 

 

09/02/2012

Peut-on encore mourir?

ferme.jpgCes jours je serais très tentée de suivre les critiques de gauche et même celle de notre maire de Veyrier concernant l'attitude de Mark Muller qui, sans aucun doute pour moi,a menti en donnant deux versions des faits....Un arrangement il fallait le prévoir car il faut sauver la peau de ce ministre et à n'importe quel prix!

Mais mon attention a été dertournée hier soir à la TSR par l'émission 36'9 concernant le coma réversible ou pas!

J'ai été particulièrement frappée par une forme d'acharnement intellectuel et même thérapeutique à se poser trop de questions concernant cet état de fin de vie et décidé par des confréres médecins qui ne savent plus où s'arrêter dans une certaine forme de recherche, toujours au détriment du patient.

On s'acharne à tel point que l'on ne peut plus revenir en arrière et un geste actif pour donner la mort n'est plus évitable donc condamnable selon la loi en vigueur actuellement.

C'est vraiment aller beaucoup trop loin dans la prolongation d'un vie qui va subir des sequelles innévitables: les exemples cités le montraient d'ailleurs trés bien.

J'ai la nette impression que ces médecins ont peur de la mort et qu'à la longue ils ne nous laisserons plus mourir.

Un fantasme conduisant à des abus et faisant croire à l'éternité de l'être humain!

N'oublions pas que nous sommes tous mortels et laissons nous le droit de mourir simplement mais dignement!

Béatrice Deslarzes

Médecin et conseillère municipale verte à Veyrier

www.bea-music.com

 

 

11/11/2010

Débat autour de "Rappaz"

Malheureusement je n'ai pas pu participer au débat organisé aujourd'hui par la TDG àla Brasserie des Halles de l'Ile à Genève en présence de mes deux confrères Jean Charles Rielle et Bernard Haenni mais à lire les lettres des lecteurs publiées par ce dernier il est certain que je n'aurais pas partager son opinion sur cette affaire.

Je vous rappelle à ce sujet un de mes blogs précédents donnant très clairement mon avis en défendant l'attitude des médecins par rapport aux droits des patients et à notre code déontologique médical.

Bien que valaisanne je ne partage pas du tout la décision du gouvernement quant à l'obligation de nourrir Bernard Rappaz de force.La balle est complètement dans le camp des autorités valaisannes qui, par orgueil et bêtise, ne veulent pas céder devant la pression et se butent dans leur décision de ne pas accorder une interruption de peine momentanée lorsque la vie d'un homme est en jeu.

Je souhaite vivement que la pression publique arrive à faire changer d'avis le Valais avant qu'il ne soit trop tard.

Béatrice Deslarzes

Médecin

www.bea-music.com