15/06/2012

Mendicité

Aprés le ville de Genève celle de Lausanne veut restreindre au maximum la présence de mendiants sur leur territoire en particulier s'agissant des Roms.

Mesures qui, à mon avis, ne servent à rien et sont avant tout inhumaines.

Depuis toujours le rôle des pauvres est de demander aux riches une partie de leur biens car de toutes façons ces derniers en ont bien trop! En Suisse, nous en avons presque tous  bien plus que nécessaire.

Chaque fois que je croise un mendiant dans la rue j'ai plutôt envie de partager et la façon dont il nous dit merci fait chaud au coeur.

Il parait que se sont des réseaux un peu maffieux derrière cette mendicité. Si l'on sanctionne ceux qui mendient on ne touche pas la maffia qui pourrait les dirriger mais le mendiant lui-même qui sera doublement puni car il ne rapportera pas l'argent qu'il doit donner. Il y aura peut-être aussi des sanctions contre sa famille.

Pour ma part je n'est pas de  solution à ce problème mais je suis persuadée que la présence de ces mendiants dans les belles rues de nos deux capitales gênent avant tout les citadins suisses car cette vision les rend coupables face à la pauvreté en général et elle leur fait voir la fossé qui existe entre pauvres et riches. Elle souligne aussi l'énorme injustice qui existe dans notre monde capitaliste.

Béatrice Deslarzes

Médecin et conseillère municipale verte

 

 

 

30/11/2011

Luxe et Noël

Drôle d'idée de la TDG de parler des boutiques de luxe dans cette période avant Noël où la richesse et l'opulence sont déjà tellement présentes.

Chaque fois, à ce moment de l'année, je me demande pourquoi un tel faste doit-il se démontrer et scintiller de telle façon partout?Les rues de la ville de Genève brillent de mille feux avec leur magasins qui puent l'argent à la pelle et le capitalisme s'expose sans gêne même dans les recoins les plus cachés.

Cette exibition de notre prospérité et de notre fortune est-elle nécessaire? Pourquoi tenter la population et la pousser à consommer un maximum alors que bien souvent seuls les riches peuvent se le permettre? Comment pouvons-nous vivre dans un tel luxe alors que beaucoup d'autres sont dans la précarité?

Comment font les pauvres, qui ne mangent souvent même pas à leur faim devant un tel étalage de lumières et de marchandises les deux plus clinquantes l'une que l'autre? Comment peuvent-ils retenir leur envie de s'approprier toute cette richesse sans tenter d'en voler une toute petite partie? Cela doit être terriblement frustrant et surtout très triste de ne pouvoir y accéder!
Cette petite réfléxion pour nous rappeler qu'au lieu de s'acheter tous les cadeaux possibles, on peut aussi partager une petite partie avec ceux qui s'occupent  des plus démunis qui , malheureusement, sont nombreux à Genève.
Un tout petit pourcentage de nos dépenses pour les Associations caritatives ....même dans les boutiques de luxe!
Béatrice Deslarzes
Médecin et Musicienne

 

 

 

07/09/2011

Opulence et précarité...

Hier soir grand branle-bas chez SIG car on vernissait l'expo "Opulence et Précarité : apprenons à partager" qui a lieu à l'espace ExpoSIG au Pont de la Machine à Genéve du 7 septembre au 23 octobre.

Les discours des partenaires de cette exposition, en passant du directeur des SIG,de la présidente de la Fondation Bea pour Jeunes Artistes (donc moi-même)du directeur de la HEAD et du responsable politique de la culture de la ville de Genève, se sont déroulés conformèment à la tradition.

Puis se fut, tout aussi conforme à la tradition,la ruée sur le buffet qui fut très original et délicieux.

Nous étions tous dans une certaine opulence mais nous avons beaucoup parlé de précarité confrontés aux très belles photos des étudiants de la HEAD qui nous rappelaient de ne pas oublier le revers de la médaille qui existe à Genève : la précarité!

Ce qui m'a surtout frappé c'est la présence de plusieurs politiciens mais tous de gauche! Aucune représentation de la droite!

La gauche serait-elle plus sensible à la dualité de ces deux états qui sévissent dans notre ville au faste et au luxe ortentatoires?

La droite n'oserait-elle pas aborder ce sujet brûlant soulevé par cette exposition?

A vous de juger surtout en vous rendant à cette exposition exceptionnelle qui vous interpellera!

De plus si vous achetez le catalogue cette somme revient, dans sa totalité, à l'association PARTAGE.

Attention : vous allez, malgré vous, marcher sur des pastilles oranges pour les chômeurs,bleus pour les personnes dépressives et vertes pour ceux qui bénéficient de l'aide social...une idée originale des étudiants qui ont pioché les statistiques de la ville de Genève! Impressionant!

Béatrice Deslarzes

Présidente de la Fondation Bea pour Jeunes Artistes

Conseillère municipale verte à Veyrierfondation_bea_head_grand2.jpgfondation_bea_head_grand1.jpg

www.fondation bea.com

www.sig.ch

www.hesge.ch/head