05/07/2012

secret médical

"Le secret médical aux bons soins des assureurs" un dernier pas qu'a franchi hier Alain Berset qui a choisi de se ranger du côté des assureurs plutôt que des patients!

Heureusement que le managed care n'a pas été accepté car cela aurait été la grosse goutte qui faisait déborder le vase concernant les droits des patients. Mais attention les assureurs préparent certainement un coup tordu pour défendre leur propres intérêts et non celui des patients.

On se demande de quel côté de la barrière se trouve le ministre de la santé qui a l'air de croire qu'il va solutionner l'ascension des coûts de la santé en se rapprochant et en défendant la cause des assureurs.

"Le secret du patient est enterré" clame l'éditorial de la TDG et il a bien raison car tout le pouvoir revient aux assureurs qui gagnent encore une manche dans le conflit qui existe bien entre la défense des assurés et ceux qui n'en finissent pas de les gouverner en faisant ce qu'ils veulent sans aucun contrôle.

Il n'y a bientôt plus aucun avantage du côté des assurés car les compagnies d'assurance détiennent tout les pouvoirs décisionnels.

Vivement la caisse unique pour qu'enfin on mette un peu d'ordre et de transparence dans les comptes des assureurs.

On arrivera alors probablement  à contrôler mieux l'explosion des coûts de la santé et surtout la hausse des primes.

Ne laissons pas les assureurs grignoter petit à petit notre sphère privée et bafouer le secret médical!

Béatrice Deslarzes

Médecin et conseillère municipale verte à Veyrier

www.bea-music.com

 

 

07/02/2012

Parallélisme

Ces derniers temps on parle beaucoup du secret bancaire qui vascille et va très probablement disparaître si ce n'est pas déjà fait.

On parle beaucoup moins du secret médical qui pourtant prend un sérieux coup quant à son existence.

Celui qui vascille est poussé par les Etats Unies qui jouent en quelque sorte, le rôle des assurances maladie concernant le deuxième.

Ce n'est pas un mal que celui des banques disparaisse puisqu'iil ne profite qu'aux riches et aux fraudeurs.

Quant à celui qui existe entre un patient et son médecin  il va se faire au profit des caisses et en frustrant le malade de cette complicité qui existe depuis le serment d'hypocrate et qui oblige le médecin à taire un diagnostic par respect pour celui qu'il soigne.

Quel profit vont en tirer les assurances si ce n'est pour pouvoir choisir les "bons cas"et enfermer de plus en plus leur "clients" dans une sorte de prison?; c'est une véritable prise d'otage contre laquelle on ne peut plus faire grand chose. En plus que cette année débute les DRG,( forfait par cas) qui vont être une sorte de mise à mort du secret médical.

Je me demande pourquoi le corps médical et en particulier mes confréres les médecins nous nous laissons ainsi manipuler?

Plusieurs initiatives sont actuellement en cours lancées par les médecins mais il est certainement un peu trop tard pour sauver le rapport médecin-patient!

C'est toujours un peu tard lorsque nous réagissons et pourtant nous sommes aussi là pour défendre les droits des patients.

Que nous réserve l'avenir dans cet étrange parallélisme?

Béatrice Deslarzes

Médecin et Musicienne

www.bea-music.com

 

 

 

28/09/2011

"ça me saoule"

Beaucoup de politiciens qui se vendent, encore une pleine page pour DSK, une grande photo de Mauro Poggia, le secret médical mis à mal par le National dans la TDG d'aujourd'hui, mais ce qui a surtout attiré mon attention, c'est  un article intéressant sur le Théâtrochamp qui est un théâtre engagé qui, avec son spectacle actuel "ça me saoule" met en avant le problème soulevé par l'alcoolisme chez les jeunes.

Depuis quelques années,les chiffres sont effarants concernant les accidents et les abus liés à la consommation d'alcool chez les adolescents.

Il y a à Genève cinq comas éthyliques par semaine,des taux l'alcool dépassant les 3 pour mille et des alcooliques de moins de 12 ans.

Je trouve , pour ma part, extrêmement intéressant d'oser aborder ce problème crucial mais je doute de son efficacité réelle.

D'un côté une telle réalisation qui se veut préventive ou du moins sensibilisatrice et d'un autre côté on matraque les jeunes (et les adultes) avec des pubs spectaculaires pour la promotion des boissons alcooliques dans les journeaux et surtout à la TV.

Tous les soirs,sur la TSR, il y a au moins 3 pubs pour l'alcool en particulier pour des marques de bière qui incitent à être dans le vent si l'on consomme ce genre de boisson.

Au lieu de se mettre en avant et se pavaner en pleine campagne électorale,les politiciens devraient abolir ces pubs nocives et incitatrices en particulier pour les jeunes.

Faire des campagnes contre l'alcool serait plus efficace pour protéger notre jeunesse mais cela serait certainement moins rentable du point de vue financier.

Il paraît que l'argent n'a pas d'odeur mais dans ce cas là.... il pue parfois même la mort!

Béatrice Deslarzes

Médecin et conseillère municipale

www.bea-music.com