01/06/2012

Encore le suicide assisté

Puisque les différents journeaux en redemandent du suicide assisté je ne peux non plus résister moi aussi à une certaine forme de répétition puisque c'est un sujet qui me préoccupe et je me permets aussi de défendre ma position et celle d'EXIT.

Les partisants  qui ont  misé plutôt pour le contre projet du Conseil d'Etat et du Grand Conseil vaudois prétendent que le texte du gouvernement apporte des garde-fous à l'initiative d'Exit concernant l'assitance au suicide dans les EMS vaudois.Ce ne sont pas des garde-fous mais des restrictions totales et une prise en otage des résidents en EMS.

Certains opposants à l'assistance qu suicide ,en particulier les églises,au nom de la préservation de la vie à n'importe quel prix vont même plus loin en proposant un double non en prônant avant tout les soins palliatifs. Il ne faut pas oublier que les demandes d'assistance au suicide se font presque toujours lorsque les patients ont épuisé toutes les formes de traitement y compris les soins palliatifs qui bien souvent ne font que prolonger innutilement une vie qui n'en est plus une.

N'oublions pas que nous parlons d'EMS et les défenseurs de la vie sont certainement avant tout des acharneurs thérapeutiques qui proposent de faire n'importe quoi pour prolonger cette vie qui souvent n'est plus qu'un cauchemar pour la plupart des résidents!

Le 17 juin 2012, il faut absolument voter pour l'initiative d'EXIT avec laquelle on maintient son automomie jusqu'à la fin car le contre projet vise en fait à limiter les assistances au suicide en EMS en mettant en place un mécanisme qui aboutit à une tutelle médicale et institutionnelle.C'est une confiscation de l'autodétermination des résidents en EMS.

Le comité de l'association EXIT ADMD Suisse romande pour le droit de mourir dans la dignité invite tous les membres vaudois à soutenir son projet et à rejeter le contre-projet qui lui est opposé

Même dans un "EMS" : je veux pouvoir choisir ma mort!

Béatrice Deslarzes

Médecin, conseillère municipale verte et ancienne vice présidente d'EXIT

 

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17:18 Publié dans Politique | Tags : ems, suicide, assistance, exit, conseil d'etat, grand conseil, vaudois, résidents, initiative, tat | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | |

14/05/2012

Contre projet mensonger

Dans le dernier Bulletin Vert, le journal romand des Verts, le sujet sur "l'assistance au suicide en votation" m'a fait bondir car je ne suis pas du tout d'accord avec les Verts  qui ont  misé plutôt pour le contre projet du Conseil d'Etat et du Grand Conseil vaudois en prétendant que le texte du gouvernement apporte des garde-fous à l'initiative d'Exit concernant l'assitance au suicide dans les EMS vaudois.Ce ne sont pas des garde-fous mais des restrictions totales et une prise en otage des résidents en EMS.

Une phrase du chef du département de la santé Pierre Yves Maillard m'a profondemment déplu :"Ce contre-projet offre autant de garanties aux défenseurs de la vie qu'aux adversaires des interdictions" Ce serait donc un bon compromis!

N'oublions pas que nous parlons d'EMS et les défenseurs de la vie sont certainement avant tout des acharneurs thérapeutiques qui proposent de faire n'importe quoi pour prolonger cette vie qui souvent n'est plus qu'un cauchemar pour la plupart des résidents!

Le 17 juin 2012, il faut absolument voter pour l'innitiative d'EXIT avec laquelle on maintient son automomie jusqu'à la fin car le contre projet vise en fait à limiter les assistances au suicide en EMS en mettant en place un mécanisme qui aboutit à une tutelle médicale et institutionnelle.C'est une confiscation de l'autodétermination des résidents en EMS.

Le comité de l'association EXIT ADMD Suisse romande pour le droit de mourir dans la dignité invite tous les membres vaudois à soutenir son projet et à rejeter le contre-projet qui lui est opposé

Même dans un "EMS" : je veux pouvoir choisir ma mort!

Béatrice Deslarzes

Médecin, conseillère municipale verte et ancienne vice présidente d'EXIT

 

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21/04/2012

Choisir sa mort en EMS

Jeudi soir en assemblée générale l'association AVDEMS(Association Vaudoise des établissements médico-sociaux) a misé sur le contre projet du Conseil d'Etat et du Grand Conseil vaudois en prétendant que le texte du gouvernement apporte des garde-fous à l'initiative d'Exit concernant l'assitance au suicide dans les EMS vaudois.Ce ne sont pas des garde-fous mais des restrictions totales et une prise en otage des résidents en EMS.

Le 17 juin 2012, il faut absolument voter pour l'innitiative d'EXIT avec laquelle on maintient son automomie jusqu'à la fin car le contre projet vise en fait à limiter les assistances au suicide en EMS en mettant en place un mécanisme qui aboutit à une tutelle médicale et institutionnelle.C'est une confiscation de l'autodétermination des résidents en EMS.

Le comité de l'association EXIT ADMD Suisse romande pour le droit de mourir dans la dignité invite tous les membres vaudois à soutenir son projet et à rejeter le contre-projet qui lui est opposé

Même dans un "EMS" : je veux pouvoir choisir ma mort!

Béatrice Deslarzes

Médecin et ancienne vice présidente d'EXIT

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15/02/2012

Assistance au suicide

En tant qu'ancienne vice-présidente d'Exit Suisse Romande à ses débuts et actuellement médecin conseil d'ExInternational,  je ne peux rester indifférente à la polémique qui entoure l'assistance au suicide dans le canton de Vaud.

Par son initiative Exit veut élargir tout simplement son intervention dans les EMS afin de permettre aux patients qui le désirent de mourir dignement si ils le décident comme ils en ont le droit à leur domicile que représente , à ce moment là, l'EMS où ils séjournent le plus souvent jusqu'à leur mort.

Le contre projet accepté par le Grand Conseil Vaudois est beaucoup trop restrictif et je veux ici vous en présenter ses effets pervers :

-Puisque dans ce contre projet c'est au médecin de l'établissement de prendre une décision c'est donc une sorte de mise sous tutelle du patient qui peut dépendre totalement de l'avis de ce mèdecin concernant l'aide au suicide.(pour ou contre)

-le fait qu'il doit y avoir une maladie incurable limite cette assistance pour les personnes souffrant d'une grande détresse morale et qui n'ont pas envie de choisir les soins palliatifs.

-Même si le Conseil Fédéral et le canton de Zürich ont décidé de ne pas légiférer le fait que le canton de Vaud décide de le faire peut avoir un effet domino pour les autres cantons

-et "the last but not the least" un retour en arrière quant aux progrés réalisés par Exit par la prise de pouvoir de l'Etat sur l'autodétermination du patient.

Par contre si le peuple vote l'initiative proposée par Exit c'est alors, ce que j'espère, encore un combat gagné en faveur de tous les patients pour le libre choix de leur mort.

Béatrice Deslarzes

Médecin et membre d'Exit

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18/08/2011

Le choix de sa mort

Deux articles m'ont interpellée l'un dans la TDG de lundi 15 aôut ,"Un médecin relance le débat sur l'euthanasie active"et l'autre dans le dernier Hebdo intitulé "Suicide en Suisse d'une star TV".

Même si ces articles ne concernent pas exactement le même sujet,tous les deux rappellent le droit au choix de sa mort et soulèvent les diffèrences de loi qui existent dans les pays qui nous entourent.

Ils soulignent aussi le courage d'une part du Dr.Nicolas Bonnemaison a Bayonne qui a "accéléré"le décés de quatre patients en fin de vie et d'autre part celui de Adi Talmor, le présentateur vedette israélien, qui,se sachant atteint d'un incurable cancer du poumon, s'est suicidé à Zürich avec l'aide de Dignitas.

Espèrons que ces deux exemples feront avancer le problème de l'euthanasie active aussi dans notre pays et celui de l'assistance au suicide dans certains pays où il est interdit.

L'assistance au suicide n'est pas condamnable en Suisse et c'est un bien puisque notre loi permet aussi aux étrangers de bénéficier de cet aide qui respecte leur choix même s'ils sont,malheureusement, forcés de voyager en Suisse pour réaliser leur ultime souhait. Ils peuvent donc faire appel à Dignitas et à Ex International puisque les associations pour le droit de mourir dans la dignité (Exit) tant Suisse Romande que Suisse Alémanique ne prêtent assistance qu'aux personnes résidants en Suisse.

Au vue du veillissement de la population les problèmes de l'euthanasie et de l'assistance au suicide deviendrons de plus en plus d'actualité même si  l'on développe beaucoup les soins palliatifs qui ne solutionnent pas tous les cas et qui ne sont parfois que de l'acharnement thérapeutique.

Béatrice Deslarzes

Médecin conseil d'Ex International

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03/05/2011

La monnaie de la pièce

Le débat sur l'assistance au suicide reprend de plus belle car le 15 mai 2011 Zurich va voter pour 2 initiatives le concernant.

Toutes deux sont restrictives par rapport à la loi actuelle et leur acceptation serait catastrophique pour les associations Exit, Dignitas et Ex International.

Espérons que les Zurichois et les Zurichoises donneront une réponse claire et nette en rejetant ces 2 initiatives qui visent surtout à interdire l'accès à l'assistance au suicide aux étrangers!

En Suisse nous avons la chance d'avoir aujourd'hui une législation très libérale et précurseure par rapport aux pays qui nous entourent  et ainsi de pouvoir offrir aux habitants de ces différents pays une solution acceptable dans leur détresse.

A ce sujet on a peut-être raison de se rappeler le "tourisme gynécologique" que pratiquaient  nos Suissesses qui pouvaient bénéficier de l'avortement dans des conditions acceptables en particulier en Angleterre alors qu'il était limité à des indications purement médicales donc inaccessibles pour la majorité des femmes en Suisse jusqu'en 2002! Il fallait 7 initiatives dont la première en 1971 pour aboutir à cette victoire de la femme!

N'oublions pas non plus les valaisannes et les fribourgeoises qui se rendaient à Genève pour avorter il y a encore quelques années.

En acceptent d'aider les étrangers pour l'assistance au suicide nous ne faisons peut-être que de leur rendre  la monnaie de la pièce?

Béatrice Deslarzes

Médecin conseil d'Ex International

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21/02/2011

Ex International

bea_signature_pol_2011.jpgHier soir dimanche dans "Mise au Point" on parle à nouveau d'assistance au suicide.

Après l'Association Exit et Dignitas la télévision présente la petite association d'Ex International qui s'occupe aussi d'assistance au suicide pour les étrangers et dont je suis l'un des médecins conseil.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque le reporter responsable de l'émission a interviewé l'écologiste vaudois Luc Récordon qui sans aucune hésitation a totalement reconnu que l'aide au suicide était une solution que la Suisse pouvait offrir aux étrangers. D'aprés lui c'est une sorte de privilège qu'il est normal que notre pays apporte aux étrangers puisqu'ils ne peuvent pas bénéficier de ces droits dans leur pays d'origine. Il a même rappeler qu'il n'y a pas si longtemps les suissesses pouvaient avoir recours à l'avortement dans des pays ou celui-ci était autorisé alors qu'en Suisse il était interdit.

Je suis bien entendu totalement de l'avis de Luc Recordon et je le remercie pour tous les patients qui demandent cette assistance au suicide au nom du libre choix d'une mort digne.

Les politiciens en général n'affichent pas aussi clairement leur opinion surtout dans un domaine qui engendre une telle polémique.

Merci encore à lui et à tous ceux qui oeuvrent depuis des années pour le libre choix du patient.

Béatrice Deslarzes

Médecin-Conseillère municipale verte à Veyrier

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17:38 Publié dans Politique | Tags : exit, dignitas, luc recordon, libre choix, mort, assistance, suicide | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

18/02/2011

Dignitas...dignité...

Excellente émission hier soir jeudi de "Temps présent" sur la présentation de Dignitas et son activité comme association d'assistance au suicide en particulier pour les étrangers.

Beaucoup de sobriété dans la façon de nous montrer, avec du tact, une partie du chemin de cette patiente qui en a assez de la vie qu'elle a et qui décide de demander à Digitas une assistance au suicide fixée le jour de son anniversaire.

Belle philosophie que de prétendre qu'il faut du courage pour vivre et non pas pour décider de mourir.

Récit plein d'émotions qui m'ont rappeler certains cas auxquels j'ai pu assister et qui étaient tous aussi plein de quiétude et de sérénité.

Récit qui a réveillé en moi le combat que nous avons mené dans les années quatre vingt pour fonder Exit et lutter contre l'acharnement thérapeutique qui sévissait à l'époque et qui heureusement est un peu moins présent actuellement.

Pourvu que ces progrès ne soient pas effacés par une soit-disant réflexion venant du Conseil Fédéral qui peut décider de remettre en cause tout ce travail accompli pour faire évoluer les mentalités vers plus de dignité du patient par le libre choix de sa mort.

Je n'ai d'ailleurs pas baisser les bras parce que je ne suis plus dans le Comité d'Exit Suisse Romande mais je continue mon action au sein d'Ex International l'autre association qui permet l'assistance au suicide en Suisse pour les étrangers.

Béatrice Deslarzes

Médecin-Ex vice présidente d'Exit Suisse Romande-Médecin conseil d' Ex International

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15:55 Publié dans Politique | Tags : dignitas, exit, temps présent, assistance, suicide, conseil fédéral, association | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | |

07/12/2010

Progrès

Quelle heureuse nouvelle que l'acquittement de l'ancienne médecin cantonal neuchâteloise Daphnée Berner. C'est un pas en avant qui va permettre un futur débat national sur l'euthanasie active directe. Ce jugement va faire certainement jurisprudence dans le domaine délicat de l'euthanasie et permettre un réel progrès concernant ce problème.

Quelle belle victoire aussi pour tous ceux qui défendent le droit à l'aide à mourir comme je le fais depuis des années et qui soutiennent l'assistance au suicide en particulier l'association Exit dont j'ai été la vice présidente pendant des années lors de sa fondation.

Bravo à la justice Neuchâteloise qui, par ce jugement, va permettre de faire avancer les idées concernant la fin de vie.

Il faudra aussi que l'Académie Suisse des Sciences médicales (ASSM) se penche sur ce problème et édicte des directives nouvelles concernant l'euthanasie.

Faudra-t-il aller jusqu'à modifier le Code Pénal Suisse? Le dossier est maintenant dans les mains de Simonetta Sommaruga qui devra tenter de  trouver une solution qui sera certainement très débattue et controversée.

En attendant savourons cette victoire qui est un encouragement pour tous ceux qui luttent pour cette cause.

Béatrice Deslarzes

Médecin conseil d'Ex International

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11:07 Publié dans Politique | Tags : suicide, exit, fin de vie, assm, jugement, euthanasie, code pénal, jurisprudence | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

22/09/2010

Directives anticipées

Une remarque un peu tardive mais que j'avais tout de même envie de faire : 2 pages de la TDG de samedi-dimanche qui m'ont frappée et interpellée....Elles ont suscité en moi une terrible impression et j'ai même osé laisser aller mon imagination vers la réflexion suivante:

Allons-nous vers un dilemme qui nous parait aujourd'hui insoutenable et qui nous interroge de plus en plus lourdement et pour lequel nous devons trouver sous peu des solutions?

Voyez vous-même :

-à la page 5 "Le débat d'annonce houleux autour de l'aide au suicide":Dans cet article on parle très ouvertement de l'assistance au suicide mais aussi de l'euthanasie active indissociable de l'accompagnement au suicide d'après le Dr. Sobel président d'Exit Suisse Romande avec lequel je suis tout à fait d'accord;c'est un problème dont il faut s'occuper même si la frontière avec l'euthanasie passive (autorisée) est mince.

-à la page 6 "En Suisse les cas de démence coûtent 6,3 milliards de francs"! En raison du vieillissement de la population et de l'évolution démographique il y aura une forte augmentation de ces démences contre lesquelles nous n'avons pas de traitement efficace.

A nous tous de rédiger nos directives anticipées pour permettre au corps médical de nous aider dans le choix de notre mort et de ne pas finir comme "un légume" pendant des semaines ou même des mois....ce qui, en plus, coûte déjà très cher à la société.....

Béatrice Deslarzes

Médecin conseil d'Ex International

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16:56 Publié dans Politique | Tags : suicide, euthanasie, réflexion, démence, directives anticipées, exit, débat, milliards | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

08/09/2010

Encore l'assistance au suicide

Il y a plusieurs mois j'ai déjà fait un blog sur la différence entre l'assistance au suicide et l'euthanasie.

Comme il existe toujours une confusion notoire entre ces deux termes (dans les différents journaux de la presse romande,les interviews ou débats télévisés),  je me permets de refaire un petit rappel des définitions données par l'Académie Suisse des Sciences médicales (ASSM):

Assistance au suicide:

selon l'article 115 du Code Pénal Suisse, elle n'est pas punissable lorsqu'elle intervient sans mobile égoïste. La personne qui souhaite mourir accomplit alors elle-même le geste (absorption de la potion mortelle) qui entraîne la mort.

Il existe trois types d'Euthanasie:

Euthanasie active directe:

assimilable à un meurtre (selon l'article 114 du Code Pénal Suisse) même si elle est pratiquée à la demande de la personne.

Euthanasie passive:

consiste à la renonciation à un traitement ou à l'interuption de celui-ci, conformémant à la volonté (présumée) d'un patient. Admise en Suisse.

Euthanasie active indirecte :

vise à soulager les douleurs d'un malade avec des doses de médicaments (morphine) susceptible de raccourcir la durée de vie. Egalement admise en Suisse.

Dans de très rares cas l'assistance au suicide est admise aux HUGE et CHUV au contraire des deux formes d'euthanasie passive et indirecte qui sont  pratiquées assez souvent après consultation de la volonté du patient (ou de ses directives anticipées) et en accord avec la famille et l'équipe médicale.

Je ne veux pas donner une leçon aux journalistes mais ils devraient s'inspirer de ces définitions pour ne pas induire trop souvent le public en erreur.

P.S. Définitions tirées du chapitre "Au nom de la dignité humaine" de mon livre "Rebelle malgré moi."

Béatrice Deslarzes

Médecin conseil d'Ex International

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16:47 Publié dans Politique | Tags : assistance, suicide, euthanasie, assm, code pénal, vie, traitement, corps médical | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

11/08/2010

Presque une victoire!

La conseillère fédérale en charge de la Justice Eveline Widmer-Schlumpf devra revoir sa proposition de nouvelle réglementation pour l'assistance au suicide jugée inadéquate par la plupart  des partis qui trouvent inutile de réviser le droit en vigueur; avis que rejoint les instances médicales en particulier l'Académie Suisse des Sciences Médicales organe de référence des médecins.

L'aide au suicide ne doit donc pas être limité aux personnes "dont l'issue sera fatale à brève échéance"mais étendue aux malades souffrants de maladies chroniques en partie invalidantes; la nécessité d'obtenir l'avis de deux médecins indépendants à aussi été vivement critiquée.

En tant qu'ancienne vice-présidente d'EXIT Suisse Romande, je ne peux que me réjouir de cette nouvelle avec les associations actuelles qui peuvent continuer à apporter leur aide aux patients qui le demandent dans les conditions strictes et précises, en les accompagnants jusqu'au bout de leur vie.

La bataille n'est pas encore gagnée mais c'est déjà une petite victoire pour tous ceux qui respectent la volonté des patients en particulier dans le choix de leur mort.

Béatrice Deslarzes

Médecin et médecin conseil d'Ex-International

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19/01/2010

Les Grands Débats

A l'occasion de la parution de leur livre"L'aide au suicide" le Dr. Jérôme Sobel et Michel Thévoz ont été les invités des grands Débats organisés par la TDG, Payot Librairie et la Comédie de Genève hier soir lundi 18 janvier 2010, à la Comédie.

En connaissance du contenu du livre je me posais la question: Où allait être le débat car les deux auteurs ,dans leur livre, s'engagent tous deux en faveur de l'assistance au suicide?

A ma grande surprise , s'est dessiné assez rapidement une divergence du fait que le Dr. Sobel défend une position rigoureuse par respect pour une association qui souscrit à l'autodélivrance avec des critères précis et par plusieurs gardefous.

Michel Thévox de son côté proclame la liberté de l'individu et fait éclater toutes les frontières pour le libre choix de sa mort. Pourquoi accorder l'assistance au suicide seulement pour les malades en fin de vie? D'aprés lui tout être humain doit pouvoir choisir le moment de sa mort uniquement guidé par ses propres critères. Tout le monde doit avoir accès aux médicaments mortels sous certaines réserves énumérées dans le livre qui était le sujet de ce débat.

La résistance à ce libre choix est venue du côté du public de la part des psychiatres qui prétendent pouvoir juguler les pulsions suicidaires et éviter le passage à l'acte.

 

Comme l'a dit un gynécologue : ce qui était pour les femmes leur lutte de l'émancipation en obtenant le droit à l'avortement , est aujourd'hui, pour l'humanité entière, le droit de choisir sa mort.

 

Béatrice Deslarzes

Médecin et Musicienne

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10:44 Publié dans Politique | Tags : suicide, débats, aide, payot, comédie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

18/01/2010

Assistance au suicide et euthanasie

Ce soir à la Comédie est organisé un débat publique sur "l'assistance au suicide".

Samedi dans la TDG la journaliste qui annonce ce débat confond manifestement les deux termes "assistance au suicide" et "euthanasie"comme d'ailleurs très souvent la plupart des gens.

C'est ce qui me pousse à donner ici les définitions précises et peut-être un peu rébarbatives de ces termes souvent utilisés l'un pour l'autre.

Assistance au suicide:

selon l'article 115 du Code Pénal Suisse, elle n'est pas punissable lorsqu'elle intervient sans mobile égoïste. La personne qui souhaite mourir accomplit alors elle-même le geste (absorption de la potion mortelle) qui entraîne la mort.

Il existe trois types d'Euthanasie:

Euthanasie active directe:

assimilable à un meurtre (selon l'article 114 du Code Pénal Suisse) même si elle est pratiquée à la demande de la personne.

Euthanasie passive:

consiste à la renonciation à un traitement ou à l'interuption de celui-ci, conformémant à la volonté (présumée) d'un patient. Admise en Suisse.

Euthanasie active indirecte :

vise à soulager les douleurs d'un malade avec des doses de médicaments (morphine) susceptible de raccourcir la durée de vie. Egalement admise en Suisse.

Définitions formulées par l'Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) et qu'il me paraissait important de préciser car ce sujet est d'actualité

Béatrice Deslarzes

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06/11/2009

Avortement et assistance au suicide ,même combat?

En Suisse, sept référendums,initiatives et pétitions ont conduit le peuple à se prononcer à plusieurs reprises sur la question délicate de l'avortement.

Il a fallu 60 ans de combat pour aboutir à la légalisation de l'avortement en 2002, aprés l'avoir interdit avec les articles 118 à 121 du Code Pénal Suisse en 1942 et prévu des peines d'emprisonnement pour la femme qui avorte comme pour la personne qui l'aura aidée à avorter.

Aujourd'hui la lecture de la modification de l'article 115 du Code Pénal Suisse concernant l'assistance au suicide proposée par le Conseil Fédéral nous fait retourner dans les années quarantes: il suffit de remplacer le mot "suicide" par "avortement" pour nous faire réalisé la régression qui menace notre liberté comme jadis l'interdiction d'avorter menaçait la liberté des femmes!

Si le droit à l'avortement était indissociable de la lutte pour l'émancipation de la femme, le droit du libre choix de notre mort est aujourd'hui indissociable de la dignité de l'être humain.

 

Béatrice Deslarzes

Médecin et Musicienne

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29/10/2009

Assistance au suicide

Comme membre fondatrice d'Exit Suisse Romande en 1982 et vice présidente de cette Association pendant 10 ans, je tiens à soutenir les propos du Dr.Sobel président d'Exit Suisse Romande.

Les 2 mesures proposées par le Conseil Fédéral sous forme de 2 options : adoption de restrictions législatives et l'interdiction des organisations d'assistance au suicide ne sont pas "une réglementation mais un démantèlement.Ce projet est une autoroute pour l'acharnement thérapeutique et palliatif."

Depuis la création d'Exit nous nous sommes battus pour le libre choix de la personne concernant sa mort.

Avec ces restrictions bien des patients souffrant de polypathologies invalidantes ne pourront plus mettre fin à leur jour et devront subir une déchéance physique insupportable.

Exit Suisse compte 70.000 membres et plusieurs sondages ont montré que l'aide proposée par cette Association était soutenue par la population.

Cette "réglementation" sans parler d'une éventuelle interdiction ne sont rien d'autre qu'une régression qui ne correspond pas à ce que pense l'opinion publique.

Un référendum doit avoir lieu et il aboutira grâce à votre soutien!

Béatrice Deslarzes

Médecin conseil pour Ex International

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