Vol spécial

Hier soir à la RTS UN , diffusion du film de Fernand Melgar "Vol spécial" suivi d'un débat dans l'émission Infrarouge menée tampour battant par Esther Mamarbachi et ses invités qui ont exprimé des opinions diamétralement opposés quant à la valeur réelle de ce documantaire avec la question à débattre "expulsions indignes?"

Défendu par la gauche profondément marquée par une grande compassion partagée avec le cinéaste  mais trés malmené  par les deux représentants de la droite  qui ont osé tenir des propos affligeants sans aucune sensibilité à la limite de ceux de tortionnaires.

En tous les cas si je devais m'envoler avec un vol spécial j'aurais plus d'angoisse et de peur si ces deux messieurs faisaient partie de ce vol comme accompagnateurs et ces "expulsions" deviendraient peut-être encore plus" indignes".

 

Béatrice Deslarzes

Ancien médecin consultant à Champ D'Ollon

www.bea-music.com

 

Commentaires

  • Madame, tous les expulsés ne sont pas des criminels (requérants économiques) tout comme les détenus de Champ-Dollon ne sont pas tous des innocents !

    ABE

    W.S.

  • J'aimerais bien connaître l'avis des personnes qui ont été les victimes de ces Messieurs qui refusent de rentrer de leur plein gré. Avez vous déjà été malmenée par un sans papier Mme Delarzes ?

  • Vous avez raison, ces deux politiciens ont démontré par leurs propos une attitude ignoble et inhumaine. Que notre société soit capable d'engendrer des hommes politiques aussi pervers me navrent. J'ai honte pour mon pays, longtemps mu par des valeurs chrétiennes, livré actuellement à des politiques aussi pervers que Leuba et l'autre, pur produit de l’extrémisme de droite. Bref, des relents de peste brune fort désagréables.

  • Je vous approuve totalement, chère Madame.
    Cordialement.

  • Oui mais c'est là toute la différence entre un état de droit et une anarchie. Les personnes qui respectent nos lois ne sont aucunement visées par les vols spéciaux... à méditer

  • Le problème, dans cette affaire, c'est qu'on mélange la loi et les sentiments. C'est à dessein : car, dès que l'on cède aux sentiments, la loi perd toute crédibilité. C'est la dérive émotionnelle dénoncée par Jean Romain. Et Melgar sait très bien utiliser ces ficelles! A défaut d'être exemplaires, ses détenus sont tous de (très) braves types. On ne sait pas ce qu'ils ont fait de mal. On a envie de prendre leur défense. C'est humain. De crier que la loi est mal faite ! Mais ces gens ne sont pas là par hasard : ils ont épuisé toutes les possibilités de recours. La plupart d'entre eux (70%) sont des délinquants. Et, a contrario, si l'on accède à leur demande, à quoi sert la loi ? Et pourquoi favoriser ceux qui n'obéissent pas par rapport à tous ceux qui suivent le chemin balisé des « demandeurs d'asile »? C'est cela qui me gêne. Deux poids et deux mesures.

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