Troisième dose-Incertitudes !

Swiss-médic a donné le 26 octobre 2021 son feu vert pour la troisième dose des vaccins Pfizer et Moderna contre le Covid – une rapidité qui surprend ! La TdG a publié le lendemain un entretien avec le Dr Paul Burton, Chef médical chez Moderna, qui sème quelques troubles. (Caroline Zuercher et Lucie Monnat)

Pour évoquer la nécessité d’une troisième dose, Dr Paul Burton s’appuie sur une baisse probable de l’immunité dès six à huit mois après la vaccination initiale, ce qui peut augmenter le risque de se faire infecter surtout par le variant Delta. Une publication récente dans le journal Science rédigé le 26.09 2021 « Titres d’anticorps protecteurs contre le SARS-CopV-2 » on nous apprend, qu’à l’encontre des attentes élevées du grand public et du corps médical, il n’existe toujours pas de relation établie entre les titres d’anticorps anti-S1 suite à la maladie / vaccination et la probabilité et sévérité d’une réinfection ». Une base rationnelle pour une stratégie de revaccination fait donc également défaut. La proposition du Dr Paul Burton va finalement dans le même sens, quand il dit que «nous devons observer ce qu’il se passe dans les prochains mois ; nous pourrons alors déterminer quels seront les besoins pour l’hiver 2022 ». Pourquoi nos autorités qui habituellement prenaient tout leur temps avant une décision sont-ils aujourd’hui si pressés ? Sont-elles assises sur des doses de vaccins inutilisées suite à la baisse inattendue du nombre de vaccinations au cours de cet été ?

Interrogé sur le prix de la demi-dose proposée par Moderna, il évoque que sa firme ne fixe pas le prix en fonction du nombre de microgrammes, mais de l’effet produit par le vaccin !

Donc, la marge doit être énorme par rapport au prix de la fabrication. Les actionnaires de Moderna peuvent se frotter les mains. Un lobbying intense doit régner dans les sphères décisionnelles suisses, avec des pressions qui échappent évidemment à la population concernée.

 

Pierre Schaefer et Béatrice Deslarzes, médecins retraités

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Commentaires

  • On lit et on entend d'autres sons de cloche. En gros, après six mois, il n'y a plus guère d'anticorps chez les personnes de plus de 65 ans. La 3ème dose est là pour redonner des anticorps aux personnes dont l'âge rend moins résistant.
    Tout cela me paraît très rationnel et normal, au sens des normes jusque là utilisées en médecine. A part le fait que l'industrie pharmaceutique fait beaucoup d'argent après en avoir investi énormément, qu'est-ce qui vous dérange ?
    Les critiques de la pharma oublient un léger détail. Certes, les universitaires ont contribué aux recherches sur l'ARN messager. Mais il y a un fossé énorme entre la production de laboratoire et la production industrielle, et cela, c'est seulement l'industrie qui paie la recherche pour y arriver.
    Merci de ne pas l'oublier...

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